‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 260 sur 387 · LE LIBRE ARBITRE · texte numérisé non relu

LE LIBRE ARBITRE

teté au milieu des plus brûlantes tentations comme la perdre à l'école la plus sévère. La volonté seule le détermine en définitive. Admettre le contraire serait le ravaler au rang de la brute. Comment alors expliquerait-on le repentir et l'amendement et tout ce qui produit la transformation intérieure, alors même que rien n'a changé dans les circonstances de la vie? La raison nous commande donc d'admettre que si les choses extérieures ne sont pas dans notre dépendance, il est en notre pouvoir d'en bien ou mal user, grâce à ce Yerbe qui est en nous comme un juge intérieur pour nous apprendre à en faire l'usage qui nous convient'. Origène cite à l'appui de sa thèse les textes sacrés qui font appel à la liberté humaine, les grandes déclarations divines qui mettent l'homme entre le bien et le mal, entre la vie et la mort -, et surtout les appels de Jésus aux pécheurs ^ Les textes qui semblent militer eu faveur de la prédestination sont discutés par lui avec soin. S'il est dit que Dieu a endurci Pharaon'', cela prouve qu'il n'était pas voué par sa nature à l'endurcissement comme le prétendent les guostiques. Lépîlre aux Hébreux nous donne la vraie solution de cette déclaration dans le passage où elle nous montre la même pluie du ciel fertilisant la bonne terre , et laissant la mauvaise a sa stérilité ■'. C'est ainsi que les mêmes grâces produisent des effets différents selon la disposition des cœurs. « De

' De Princip., III, 1, 0.

2 Miellée, W, 3 ; Dentér., XXX, la.

s Matth., V, 37; Rom. ,11,1,,

* Exode, IV, 21.

^ Hébreux, VI, 7. De Princip., 1, 10.

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