LE SALUT PAR LE VRAI PROPHÈTE
ne Ta pas relevée. Sa parfaite sainteté est admise , mais il n'en est pas moins dépouillé de sa divinité. Lui-même a décliné cette haute dignité — « Le Seigneur ne s'est point donné lui-même comme Dieu * . » Cependant il n'est pas uu homme comme un autre; il a reparu plusieurs fois dans l'histoire, sous des noms différents. Il est l'homme idéal, l'homme primitif, réalisant parfaitement l'image de Dieu, l'Adam du paradis qui était la grande manifestation de la prophétie véritable, laquelle se confond avec la puissance spirituelle ou le Fils de Dieu. Cette prophétie véritable a reparu partiellement en Moïse d'abord, puis tout entière en Jésus qui en est la plus parfaite représentation depuis Adam, ou plutôt il est Adam lui-même. Citons le texte même des Clémen-- Unes: « La piété se montre avant tout en ceci qu'elle reconnaît l'esprit de Christ en l'homme formé par Dieu au commencement de cette économie. Changeant de formes comme de noms -, il a parcouru tous les âges jusqu'à ce qu'enfin il obtienne le repos et reçoive Fonction de Famour divin en récompense de Fœuvre qu'il a accomplie; c'est lui qui a été le dominateur universel. »
Cette identification du judaïsme quelque peu christianisé avec Fhumanité idéale donnait une base à Funiversalisme des Clémentines, sans rien concéder aux principes constitutifs de FEvangile. Le salut était toujours rattaché à des observances légales ; la substitution du baptême à la circoncision n'était qu'un changement de
' OuT£ sauTOV Osbv eTvat àvrjYcpsuîsv. {Homil., XVl, 15.) 2 Mopcpàç àAAiîcwv TGV atwva ipéyj.u {Ici., 111, 20.)