SAUL PERSÉCUTEUR
gés et outragé à son point de Vue le glorieux passé d'braël. Saul de Tarse ne fut pas un persécuteur eomme Caïpbe. Il ne défendait ni son influence, ni ses intérêts. Il croyait défendre son Dieu, et Tébranlement prodoit sur lui par les discours d'Etienne enflammait d'autant plus sa colère qu'il confirmait le témoignage de sa conscience.
On peut considérer son contact ayec Etienne comme Tévénement capital de sa vie. A partir du jour où il Ta entendu, surtout du jour où il Ta yu mourir ayee une douceur sublime, il est comme hors de lui. Il abandonne les calmes études d'un docteur de la loi, il loi est impossible de les poursuivre aussi longtemps qu'il n'aura pas imposé silence à cette voix importune qui ai proclame l'inutilité. Il sent que si Etienne a dit yrai, tout r échafaudage de ses yertus légales et de sa science judaïque s'écroulera. Au fond il est plus troublé qu'il ne veut le paraître ; un doute secret le dévore et il essaye de s'en débarrasser eu persécutant ceux qui l'ont fait naître en lui. De là ce redoublement de fureur qui dénote que la crise morale est arrivée chez lui à son point culminant. Il ne respirait, dit Técrivain sacré, que menaces et que carnage*, persécutant l'Eglise jusqu'à la mort, liant et mettant dans les prisons tant les hommes que les femmes^, cherchant à les amener à l'apostasie par tous les moyens possibles : « Souvent même, dit-il, dans toutes les synagogues je les contraignais de blasphémer en les punissant. » Il croyait qu'en les contrai-
> Actes IX, 1 . — « Actes VIIT, 3.