‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 176 sur 184 · TROUBLES DANS L»ÉGLISE D'ANTIOGHE · texte numérisé non relu

TROUBLES DANS LȃGLISE D'ANTIOGHE

sionnaire. Plusieurs d'entre eux se rendirent à Antioche * pour épier la conduite de leur adversaire, combattre ses vues et saisir sur le fait en quelque sorte la pratique libérale qui s'était introduite dans les Eglises formées sous son influence. Bs s'attaquèrent à la fois à la personne et aux principes de rApôtre, contestant son autorité et défendant à outrance la permanence de la circoncision^. Il était impossible à Paul et à ses partisans de ne pas résister énergiquement à de telles prétentions, et probablement d'après ses conseils l'Eglise d'Antioche décida de porter la question devant l'Eglise de Jérusalem. N'oublions pas cette circonstance; elle est importante, car elle prouve que l'Eglise de Jérusalem était complètement en dehors de la discussion, que ceux qui l'avaient soulevée n'avaient aucun droit de parler en son nom et qu'au contraire les chrétiens d'Antioche avaient toute confiance en elle. Saint Paul lui-même distingue entre la conférence intime et la conférence publique. « J'exposais, dit il, aux fidèles ', et en particulier à ceux qui sont le plus considérés*, l'Evangile que je prêche parmi les Gentils. » Ce moment était solennel pour l'Apôtre; c'était une crise décisive de laquelle son autorité devait ressortir ou gravement compromise ou sanctionnée devant l'Eglise. Il s'agissait pour lui, comme il le dit lui-même, de savoir s'il avait couru en vain ^; en d'au-

i Actes XV, 1. Gai. II, 4. — > Actes XV, 1. ' Ceci concerne la conférence publique.

♦ Kax' tSiav, Gai. II, 2. Ce trait se rapporte à la conférence privée, s Gai. II, 2.

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