‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 179 sur 184 · LA CONFÉRENCE PUBLIQUE. IC · texte numérisé non relu

LA CONFÉRENCE PUBLIQUE. IC

aulOFcratiquement FEglise et décidant toutes les questions de doctrine et de pratique par leur infaillibilité personnetle, on les aurait vus se rassembler entre eux et prendre un arrêté qui eût décidé le point contesté. Ils eussent inauguré la voie où se sont engagés leurs prétendus suc- ; t cesseurs ; ils eussent réglé sans appel le mode d*admis- " sion des païens convertis. Au lieu d'un coup d'autorité apostolique nous avons une libre délibération à laquelle les apôtres prennent part comme les autres chrétiens, sans qu'ils invoquent des droits particuliers pour imposer leur opinion. Bien plus, l'homme le plus influent de la conférence, celui dont l'avis prédominé, n'est pas un apôtre : c'est Jacques, frère du Seigneur, l'un des anciens de l'Eglise de Jérusalem. Les partisans de la hiérarchie prétendent que Pierre avait là présidence du concile. Ils se fondent sur le fait qu'il a développé son opinion avant les autres apôtres, et ils ne voient pas qu'ils tranforment, comme toujours, la bouillante ardeur de son caractère en droit de primauté. Il n'est point exact, du reste,'de prétendre que Pierre a ouvert les conférences. Les débats étaient commencés depuis longtemps lorsqu'il prit la parole. « Après une grande dispute , dit saint Luc, Pierre se leva*^. »

On ne saurait trop admirer l'esprit de largeur qui présida aux délibérations du concile de Jérusalem. Nous avons déjà fait ressortir l'importance du point débattu. On ne peut contester qu'il n'y ait eu des divergences assez marquées dans l'assemblée , même en ne tenant

« Actes XV, 7.

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