‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 24 sur 184 · I^ BOUDDHISME · texte numérisé non relu

I^ BOUDDHISME

Tâme^^ se fraetioniie en 'iine multitude d'iAdiyidoa» lités, et n'existe que dans la multiplicité. Gbaqfue Ame individuelle a pour mission de s'affranchir des JieBg du corps, mais elle ne relève d'aucune autorité, car il n'y a pas d'âme universelle du monde, il n'y a pas de Brahma, pas de Dieu, et il faut se soustraire aux prescriptions des prêtres. Les disciples.de Kapila, Ta»teur de la sankya , aboutissaient ainsi au «cepticiflme absolu ' .

n était réservé à un système beaucoup moins metaphy^^ique de dégager nettement l'idée fondamentale da brahmanisme, de la séparer de tout élémeitt hétéix>gène, et de la réaliser dans toutes ses conséquenoes. LeJ>ouddhisme, dont l'apparition remonte à près de six siècles avant Ïésus-Ghrist , est l'enfant légitime êm brahmanisme, son héritier naturel et son vainqueor^. S. est très difficile de discerner le vrai du faux dans la légende sur Bouddha. Il est probable que BoudcUia fiit m V adepte des brahmanes, qui, combinant leurs crejuicei

âvec le§ idées métaphysiques de la mimansa «t pratiquant l'ascétisme le plus rigoureux, fut conduit pett :à peu k la doctrine de l'anéantissement, implicitemeirt 4tofermée dans la celigion de Brahma. Le bouddhisme fut moins une révolution qu^une évolution, et s'il parut subversif de l'ancienne religion, c'est fràce auxpersé*entions des brahmanes.

D'après la l^ende, Bouddha, prince isisu du sauf

« Dunker, t. II, p. 166-173.

• Voir sur ce sujet Tadmirable Commentaire à VHUtoire du bouddhisme, par Eug. Burnouf. Paris, 1844.

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