I^ BOUDDHISME
Tâme^^ se fraetioniie en 'iine multitude d'iAdiyidoa» lités, et n'existe que dans la multiplicité. Gbaqfue Ame individuelle a pour mission de s'affranchir des JieBg du corps, mais elle ne relève d'aucune autorité, car il n'y a pas d'âme universelle du monde, il n'y a pas de Brahma, pas de Dieu, et il faut se soustraire aux prescriptions des prêtres. Les disciples.de Kapila, Ta»teur de la sankya , aboutissaient ainsi au «cepticiflme absolu ' .
n était réservé à un système beaucoup moins metaphy^^ique de dégager nettement l'idée fondamentale da brahmanisme, de la séparer de tout élémeitt hétéix>gène, et de la réaliser dans toutes ses conséquenoes. LeJ>ouddhisme, dont l'apparition remonte à près de six siècles avant Ïésus-Ghrist , est l'enfant légitime êm brahmanisme, son héritier naturel et son vainqueor^. S. est très difficile de discerner le vrai du faux dans la légende sur Bouddha. Il est probable que BoudcUia fiit m V adepte des brahmanes, qui, combinant leurs crejuicei
âvec le§ idées métaphysiques de la mimansa «t pratiquant l'ascétisme le plus rigoureux, fut conduit pett :à peu k la doctrine de l'anéantissement, implicitemeirt 4tofermée dans la celigion de Brahma. Le bouddhisme fut moins une révolution qu^une évolution, et s'il parut subversif de l'ancienne religion, c'est fràce auxpersé*entions des brahmanes.
D'après la l^ende, Bouddha, prince isisu du sauf
« Dunker, t. II, p. 166-173.
• Voir sur ce sujet Tadmirable Commentaire à VHUtoire du bouddhisme, par Eug. Burnouf. Paris, 1844.