‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 36 sur 184 · LES PELAGES · texte numérisé non relu

LES PELAGES

Ioniens et 4" les Doriens. Ces deux dernières familles formèrent les deux grandes races grecques, distinctes par le génie national et le dialecte ; la première, refoulée par quelques migrations inconnues, habita surtout les côtes de TElide et les lies de F Archipel; elle émigra en partie en Asie Mineure. Ce fut la race maritime, largement accessible à la civilisation, mais quelque peu amollie par le contact avec FOrient. La seconde race, après avoir également porté ses colonies jusqu'en Asie, finit par se fixer dans le Péloponèse et y contracta un esprit mâle et énergique * . Du reste, ces différences nationales ne s'accusèrent que plus tard et ne se tranchèrent nettement qu* après que le caractère de chaque race eut été façonné et développé par les événements. Elles n'empêchèrent pas d'ailleurs la formation d'une nationalité commune.

Il est certain que dans la période des Pelages, les diverses tribus, malgré leur dispersion, avaient en substance la même religion. C'était celle qu'elles avaient apportée des plateaux de FIran et qui s'est exprimée avec une poésie si fraîche et si brillante dans les hymnes du Rig-Véda, Elle se diversifiait bien quelque peu en passant d'une peuplade à Fautre. Les divinités maritimes occupèrent chez les Ioniens le rang que les divinités solaires occupaient chez les Doriens, mais les uns et les autres professaient ce panthéisme naïf qui divinise et adore tout ce qui séduit Fimagination enfantine de Fhumanité, au degré inférieur de son développement reli-

» Maury, 1. 1. p. A6-49.

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