‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 68 sur 184 · LE BEAU EST LA RESSEMBLANCE A DIEU · texte numérisé non relu

LE BEAU EST LA RESSEMBLANCE A DIEU

le souyenir du monde supérieur que nous habitâmes, si toutefois nous n^ayons pas complètement léché les rênes au coursier farouche et indompté qui, dans la symbolique platonicienne, représente la yie matéridle. L*horame qui est encore plein du souyenir des sainti mystères est reporté, par la beauté imparfaite qal rencontre sur la terre , yers cette beauté parfaite qii'i contempla autrefois; son Ame recouyre les afles qoil portaient jadis dans les sereines régions des essai ces. Détaché des soins terrestres et ne s^occupant ipa de ce qui est diyin , il est blAmé par la multitude ^ le traite d'insensé et qui ne yoit pas qu'il est inspiré* Le beau, splendeur du yrai, rayonnement de Dieu, ^ qui^ tout altéré et fragmentaire qu'il soit sur la terre rappeUe la beauté soureraine , ne doit pas être simple mentrobjet de notre admiration. Le philosophe n'estiM appelé à une stérile contemplation. Il dmt réaliser h bien , et toute la morale de Platon est destinée à non apprendre comment il peut y parvenir. Nous connais sons déjà la nature du bien véritable ; le bien yéritaU c'est Dieu. Pratiquer le bien, c'est ressembler à Diea. Mais Dieu c'est l'être un et absolu. Le mal, comme nom l'avons vu, est identifié à la contingence, à la diversité, à la vie matérielle. Ressembler à Dieu, c'est donc aspîn» à l'unité et fuir la contingence*; c'est répudier, autant qu'on le peut, tout ce qui tient à la contingence ; c'^ fuir la diversité, la combattre partout, en soi comm^ hors de soi.

* Phèdre, c. XXIX.

« ^u-yi) 8à ô[xo(o)atç ôsÇ xaxà Tb ôuvaTOV. Théét., c. XXV.

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