‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 70 sur 184 · DIFFERENCE DU PLATONISME ET DU (HBISTIANISIIE · texte numérisé non relu

DIFFERENCE DU PLATONISME ET DU (HBISTIANISIIE

Usme conduit à ranéantissement de rindiyidualité ; de Tautre, le spiritualisme triomphant consacre TindiTFdualité humaine et la prend pour la pierre angulaire de rédifice. Platon, comme rSyangile, dit à Thomme que son devoir est de ressembler à Dieu ; mais tandis que le dieu de Platon n'est qu'une idée sublime, un être de raison qui n'entre pas en communication directe avec les hommes, le Dieu des chrétiens est le Dieu vivant, le rès saint et le très bon, le Dieu révélé par Jésus-Christ, dont le nom est amour. De là la richesse et la fécondité de la morale évangélique.

Si nous relevons ces imperfections du platonisme, ce n'est pas dans une pensée de dénigrement; bien au contraire, c'est afin de lui conserver sa vraie missioiL. Si nous considérons cette philosophie sublime comme une préparation au christianisme, au lieu d'y chercher un équivalent de l'Evangile, nous n'aurons pas besoin de la grandir outre mesure pour l'admirer ^ Il a porté le coup de mort au polythéisme ; il n'a cessé de diriger contre lui une victorieuse polémique. Platon, le poëtephilosophe, a sacrifié Homère lui-même au monothéisme, et la grandeur du sacrifice révèle l'énergie de la conviction, n n'a pas pardonné à la sirène dont les chants avaient fasciné la Grèce, à cette fraîche et brillante poésie qui avait inspiré sa religion. Il l'a couronnée de fleurs, mais il l'a chassée parce qu'elle avait abaissé l'idéal religieux de la conscience. Platon a bien admis l'humanisme, mais il l'a spiritualisé et transformé. Ce

* Voir sur ce sujet le livre intéressaût d'Ackermann, Dos Chfistiiehe in Ptato. Hambourg, 1 835.

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