‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 137 sur 277 · S52 LE CHRIST PROPOSÉ A L*ABIE · texte numérisé non relu

S52 LE CHRIST PROPOSÉ A L*ABIE

de foi a été confirmé par T expérience. Pour parler un langage barbare, mais précis, toute la valeur du contenant vient du contenu, et si Clément est très net dans sa foi à rinspiration, comme nous le verrons dans l'exposition de sa dogmatique, il ne confond jamais la révélation avec les écrits qui la renferment ; il nous reporte sans cesse du livre à la personne vivante du Rédempteur. Tout en revient donc à THomme-Dieu, et Clément s'attache à nous le faire connaître directement dans un langage vraiment magnifique.

C'est lui, il nous l'a déjà appris, qui a créé les mondes et qui a formé l'homme à son image. Il est le Fils de Dieu. La perfection, la sainteté, la royauté et la beauté habitent en lui; il règne sur l'univers. Tout a été ordonné par lui selon la volonté du Père, il a fait toute chose avec une puissance infatigable et immense. « Il est partout, il est tout esprit, il est la lumière ineréée, il voit tout, il sait tout*. • C'est lui qui a voulu sauver le genre humain qu'il avait formé à sa ressemblance; son amour ne se concentre pas sur une partie de Thumanité, à l'exclusion des autres; il l'embrasse tout entière. U ne mérite le nom de Sauveur que parce qu U est un Sauveur universel. Jamais on ne le trouvera haïssant aucun homme, c'est pour le salut de tous qu'il a revêtu une chair humaine^. Il est venu sur la terre pour être le maître des humbles, le berger des brebis; il n'a qu'un dessein, c'est de nous rame-

* OXcç vcîiç, cXsç çôç nrpôc», Fkz^ c^aÀj&i^. Strtjmu, VIÎ, C H, § 5.)

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