LE CHRIST CONDUIT AUX ÉCRITURES
assentiment à des paroles comme celles-ci : « Aime ton prochain comme toi-même. Quiconque a regardé une femme four la convoiter a déjà commis adultère. » Il résume ainsi toat renseignement des Ecritures. « Voici ce que dit la boDche du Seigneur, FEsprit-Saint : « Mon fils, ne né- < glige pas la correction du Seigneur, et ne te laisse pas « abattre lorsqu'il te reprend. » Quel immense amour n'a-t-il pas montré à l'humanité! Le docteur céleste ne TOUS parle pas comme à des disciples, le Maître ne vous parle pas comme à des serviteurs, le Dieu ne vous parle pas comme à des hommes ; c'est un tendre père qui s'adresse à ses enfants Moïse disait en entendant parler du Verbe : « Je suis effrayé et tout tremblant, » et vous, en entendant parler le Verbe lui-môme, ne trem-
blerez-vous pas? Venez, mes fils, dit-il; si vous ue
redevenez enfants et si vous n'êtes renouvelés, vous dit l'Ecriture, vous ne retrouverez pas votre Père véritable ^ La foi vous servira d'introductrice, l'expérience de guide, et vous serez aiusi placés à l'école de l'Ecriture. Elle s'adresse à ceux qui ont déjà cru quand elle dit : Quel est l'homme qui veut la vie ^? » C'est donc bien la foi au Verbe qui nous courbe sous le joug sacré des Ecritures. Ce n'est pas l'autorité du livre qui nous amène aux pieds du Christ; mais le livre, tout débordant de la vie du Verbe, nous la communique, quand, par l'intuition morale, nous avons entendu la voix de Dieu dans ses pages inspirées, et que ce premier acte
* Protrept., IX, 82.
(!d,, IX, 88.)