‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 139 sur 277 · SES MISÉRICORDES · texte numérisé non relu

SES MISÉRICORDES

rapide que Faurore, il a fait briller sur tous les hommes, selon le dessein de son père, la connaissance divine. Il a montré par son enseignement et sa vie d'où il venait et ce qu'il était. Il est le médiateur, le réconciliateur, le Verbe sauveur, la source de la vie et de la paix, épanchée sur toute la surface de la terre, et de laquelle, pour tout dire en un mot, a jailli l'existence universelle, l'océan de tous les biens ^ Rappelant ailleurs la rédemption accomplie par Jésus-Christ, Clément s'écrie : « Chose admirable! il a afiranchi l'homme séduit par la volupté et enchaîné par la corruption. 0 mystère sublime! Dieu succombe, l'homme se relève et l'hôte déchu du paradis reçoit en récompense un bien supérieur, le ciel même. Ce Verbe qui nous a éclairés est plus précieux que l'or et les pierreries , Tplus doux que le miel. N'est-ce pas lui qui a rendu la lumière à notre intelligence obscurcie et qui a aiguisé en quelque sorte le regard de notre âme^. S'il ne s'était levé sur nous comme le soleil, en l'absence duquel la nuit règne au ciel malgré tous les autres astres; si nous ne l'avions connu et s'il ne nous avait illuminés, nous aurions été semblables à ces oiseaux des ténèbres qui se nourrissent et s'engraissent en quelque sorte de la mort. Allons vers la lumière; c'est aller vers Dieu. Allons vers la lumière et devenons les disciples du Christ. Il a dit à son Père : « J'annoncerai ton nom à mes frères et je te célébrerai dans l'assemblée. « Entonne ton

< Hyjy^ ÇwoTcoibç, Si' 5v Ta izchna t^Buç iréXaYOç y^Y^vsv àyoGôv. {Protrept., X, 110.) « Ta (pa)aç6pa tyjç ^^ux'^JÇ ^^txoÇOvaç o^^ol'zcl, [Id., XI, 113.)

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