‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 140 sur 277 · L'APPEL DU VERBE · texte numérisé non relu

L'APPEL DU VERBE

hymne, ô Verbe, et apprends-nous à connaître ton Père. Ton enseignement me sauvera et ton chant me montrera que jusqu'ici je me suis égaré en cherchant mon Dieu. Quand tu m'auras éclairé et que par toi j'aurai retrouvé mon père, je partagerai ton héritage, car, tu Tas dit , tu n'as pas honte de ton frère * . » Clément noas fait entendre ce chant céleste, ce tendre appel du Verbe au pécheur dans lequel vibrent ses compassions infinies. «Ce Jésus éternel, dit-il, ce grand prêtre nnique du Dieu un qui est son Père, il prie pour les hommes , et sur la terre il ne cesse de les exhorter. 0 nations innombrables, s'écrie-t-il, écoutez-moi! Qui que vous soyez parmi les êtres doués de raison. Grecs ou barbares, prêtez l'oreille ; je m'adresse à toute cette humanité que j'ai créée par la volonté de mon Père. Venez vers moi et rangez- vous sous la loi du Dieu unique et de son Verbe. Ne vous contentez pas de TOUS distinguer du reste des êtres par la raison ; à vous seuls d'entre les créatures mortelles je donne l'immortalité. Je veux, oui, je veux vous communiquer ce don précieux, je veux dans ma munificence vous donner l'incorruptibilité. Je veux vous donner le Verbe, c'està-dire la connaissance de Dieu; je veux me donner moi-même à vous^. Je suis en eflfet ce Verbe, voulu de Dieu, l'économe du Père, Fils éternel, l'Oint par exceUence, la raison de Dieu, son bras et sa puissance, sa volonté. Vous reflétiez jadis ma gloire, bien qu'imparfaitement. Aujourd'hui je veux vous refaire à mon

» Protrept., XI, 113.

« TéXeiov èjJLouTbv /apCÇojJLat. (Id., XII, 120.)

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