‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 152 sur 277 · DROIT DE LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

DROIT DE LA CONSCIENCE

garantie de Tordre dans F Etat en proscrivant tont esprit d'insubordination coupable, il n'est pas non plus favorable à la tyrannie des princes et à Fabjection des sujets. « Nous pensons, dit-il, qu'il faut savoir mépriser la faveur des rois, non*seulement quand elle s'achète au prix du meurtre, de l'infamie et de la cruauté, mais aussi quand il faut lui sacrifier son Dieu, ramper lâchement ou flatter. Gela est indigne d'hommes dont le cœur est généreux et vaillant et qui couronnent leurs vertus par le courage ^ Toutes les fois que le pouvoir n'exige rien de nous qui soit contraire à la loi de Dieu, nous ne sommes pas assez insensés pour exciter contre nous le courroux du roi ou du gouvernement et pour attirer sur nous l'opprobre et la mort. Nous lisons, en effet, dans l'Ecriture : « Soyez « soumis aux puissances supérieures. » Il y aurait beaucoup à dire, ajoute-t-il, sur les princes qui exercent un empire tyrannique ou qui ne voient dans le pouvoir qu'un moyen de se repaître de voluptés et de délices. » Ainsi se conciliaient la soumission commandée par l'Evangile et l'indépendance non moins obligatoire. En ébranlant le paganisme les chrétiens n'ébranlent pas le droit des gouvernants. « Ce n'est pas le fils rebelle de Saturne qui établit les rois; c'est le Dieu souverain de toutes choses ^. « Quant à ce qui concerne ces conciliabules secrets où l'on s'imagine que les chrétiens complotent la ruine de l'empire, Origène rappelle

àv3p£(a)v y,ai |X£YaXo'^u)ra)y àvopwv. (Contra Celsi,\'\\l, 65.) « Î(I., Vni, G8.

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