ORIGINALITÉ DU CHRISTIANISME
par le Saavear * . Origène écarte donc aussi nettement qae Clément toute opposition entre la foi et la science. L*nne conduit à T autre; car la science doit nécessairement reposer sur la foi dans cet ordre supérieur de la connaissance. Que la philosophie cesse donc de mépriser les croyances chrétiennes, qui bien loin d'abêtir la pensée, lui donnent des ailes pour Féleyer dans la sphère du divin !
De la question de méthode Origène passe à ce qu'on peut appeler la question de fond. Il ne suffit pas d'avoir établi que la foi repose sur l'examen; il faut encore exposer le résultat de cet examen et montrer comment la doctrine chrétienne répond effectivement aux vrais besoins de l'àme et a des titres valables à notre confiance.
On opposait au christianisme les points de ressemblance qu'il avait avec les philosophies et les religions de l'antiquité. Origène réduit ces analogies à leur mesure exacte puis il s'en empare comme d'une preuve nouvelle à l'appui de sa foi.
Tout d'abord l'apologiste repousse comme injurieuse l'assimilation entre la religion nouvelle et les religions de la Perse et de l'Egypte. Entre le parsisme et l'Evangile il n'y a aucune analogie réelle ; ceux qui font découler le second du premier tombent dans une erreur grossière, ils n'ont pas su distinguer entre les hérésies qui, comme la secte des ophites, dénaturent complé-
* Atéicep oJSàv 6au[juxŒTbv, xbv auTbv Osbv Si%ep èotSaÇs Stà tôv wpoçTjXÔv %a\ Tou coynjpoç, èYxaTSffffapxévat xatç àxiyrwv divôp(»>icwv ^ix^clXç. {Contra Cels,, 1, 8. Gomp, Vm, 72.)