‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 169 sur 277 · IL SE DISTINGUE DES MYTHES PAÏENS · texte numérisé non relu

IL SE DISTINGUE DES MYTHES PAÏENS

tement la religion chrétienne, et èette religion ellemême * . Il faut avoir perdu entièrement le sens des choses divines pour établir une comparaison quelconque entre les saints mystères du christianisme et les fables absurdes de FEgypte* Si l'on invoque le caractère symbolique de celles-ci comme une supériorité , l'Evangile n'a-t-il pas ses symboles? Il est vrai qu'ils sont sublimes au lieu de prêter à rire ^. Quant aux légendes de la mythologie grecque et aux apothéoses de ses héros, qu'ils s'appellent Hercule ou Antinous, il y a autant de différence entré ces récits mensongers et les faits évangéliqUes qu'entre ces dieux impurs et la figure majestueuse et adorable du Christ^. Origène, à cette occasion, trace un parallèle admirable entre ces types inventés par les poètes et le Maître divin qu'il adore*. Ce n'est pas à ces poëtes, aveugles conducteurs d'aveugles, que l'on doit demander de nous conduire dans la voie de la vérité ^.

Les opposants qui contestaient l'originalité du christianisme s'attachaient surtout à le confondre avec le platonisme. A les entendre , l'Evangile n'était qu'un platonisme mal compris; ils trouvaient plus d'une raison spécieuse à produire à l'appui de leur thèse, la philosophie de Platon était, comme nous l'avons vu, le plus haut essor de la pensée antique vers l'idéalisme; malgré toutes ses erreurs, elle avait exprimé les saintes aspirations de la conscience dans le plus noble langage, et tout en traînant après elle comme un poids fatal l'in-

i Contra Cels., VI, 2 « Id., III, 20. « /rf., III, 21.

*/d., VII, 54. »/(]?., VII, 41.

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