ACCORD DE LA CONSCIENCE ET DE L'ÉVANGILE
à l'Ecriture. Elle aflBrmc que la tâche unique du défenseur du christianisme est d'établir les droits du livre di?in en s'appuyant sur le miracle et la prophétie ; une fois cette tâche accomplie, il n'y a plus qu'à ouvrir la Bible, ses textes ont désormais force de loi, tous les mystères de la révélation sont admis en bloc; celui qui a cru au contenant a cru implicitement au contenu. Une autre école objecte avec raison qu'une telle méthode n'obtient qu'un assentiment purement intellectuel, qu'elle ne porte pas la conviction au centre de la vie morale, dans le cœur et la conscience, et qu'elle demande à l'homme non croyant plus que ce qu'il peut réellement donner, car l'autorité de la lettre sera nulle sur lui aussi longtenpips qu'il n'aura pas été atteint et courbé par le souffle de l'Esprit divin qui la pénètre et qui n'est saisi que par les facultés morales. Cette seconde école pense donc qu'il faut commencer par faire appel à la conscience et qu'avant toute chose il faut placer l'âme en face du Christ tel que l'Ecriture nous le représente, comme en face de l'idéal auquel elle aspire et qu'ainsi seulement le sceau du divin lui apparaîtra dans le saint livre qui est tout rempli de la présence du Dieu-Homme.
TertuUien, l'ardent défenseur de l'autorité ecclésiastique dans la première période de sa vie religieuse, Tertullien, l'auteur du traité Sur les prescriptions , a ouvertement professé ces principes souvent décriés, et que Ton accuse de nouveauté parce qu'ils ont été trop longtemps oubliés. Son traité Sur le témoignage de l'âme débute par ces mots : « Il faut de Ion-