‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 48 sur 277 · IL SE MOQUE DES HOMMES ET DE DIEU · texte numérisé non relu

IL SE MOQUE DES HOMMES ET DE DIEU

Tisions charmantes : « Sachez, dit Euphorbe, Tancien héros troyen, en parlant de la grande épopée d*Homère, sachez qu'il n'y a rien eu là de si merveilleux. Ajax n'était pas si grand, ni Hélène si belle qu'on vous le donne à croire * . » Dans un de ses plus spirituels dialogues, un homme nommé My celle, transformé en coq, tire an infortuné dormeur du plus agréable rôve par ses cris perçants : c'est le rôle que joue Lucien à l'égard de la Grèce, plongée si longtemps dans un poétique enchantement par les légendes de son âge héroïque. Les paroles que le satiriste met dans la bouche du pauvre songeur réveillé s'appliquent parfaitement à lui-même : « Oiseau de malheur, à la voix aigre et criarde, s'écrie le dormeur, tu m'as réveillé dans un rêve de bonheur ; que Jupiter te confonde ^I.., » Jupiter

a trop à faire à se défendre des railleries dont il est l'objet pour penser à confondre qui que ce soit. Les héros doivent se trouver ménagés en se comparant à lui. Les dialogues sur les dieux peignent les immortels sous les couleurs les plus ridicules. Tantôt nous assistons aux querelles de ménage de Junon et de Jupiter; ce dernier apparaît comme un vieux libertin, irritable et faible, jouet des plus viles passions. Vénus reproche à l'Amour toutes ses irrévérences envers le père des dieux et lui demande comment il a osé le pousser aux actions les plus honteuses, aux métamorphoses les plus avilissantes; ne l'a-t-on pas vu prendre tour à tour les

* 'Eyà) Sa TOŒOUTOV aot çT^fjLi uzepçusç (XY)$àv Ysvéaôat xoiL (Lucien. Edition Didot^ p. 498.) «/</., p. 491.

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