PSAUME DU VENDREDI-SAINT
Saint Augustin cite comme un usage antique le chant du psaume XXIII le vendredi saint ^ L'indication du psaume à chanter parait avoir appartenu à Févéque*.
Toutefois FEglise ne pouvait se contenter des hymnes hébraïques, car pas plus pour le culte que pour la doctrine le mosaïsme n'avait rien amené à la perfection. L'âme chrétienne devait trouver une forme nouvelle pour les sentiments qui n'appartenaient qu'à die. Nous avons vu que dès le siècle apostolique FEglise avait ses cantiques, tantôt dus à l'ardente improvisation de l'inspiration instantanée, tantôt; composés et conservés pour son culte. Ces cantiques spirituels dont parlait saint Paul n'étaient pas de simples psaumes. Au siècle suivant nous a\ons déjà appris par la lettre de Pline le Jeune que les chrétiens avaient composé des chants de louange à Jésus-Christ.
Les hymnes du matin et du soir n'existaient pas seulement sous la forme individuelle que nous avons citée, on leur avait aussi, donné une forme appropriée au culte public. Nous reproduisons ces deux cantiques dont la date ne peut être fixée avec certitude, mais dont le langage simple et quelque peu prolixe nous reporte à une très-haute antiquité :