‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 126 sur 236 · PSAUBIES DU MATIN ET DU SOIR · texte numérisé non relu

PSAUBIES DU MATIN ET DU SOIR

tianisme qa*aa judaïsme, TEglise ne pouyait mieux faire que de reprendre les hymnes immortelles du chantre de Sion. Qui rendra jamais d'une manière plus large et plus grande la majesté et la puissance du Dieu créateur, sa bonté envers tous ses enfants, sa miséricordieuse protection ? Qui exprimera ayec plus d*énergie les saintes douleurs de la repentance? Les Psaumes sont déjà mouillés des larmes de la pécheresse de TEyangile et semblent ayoir brisé par avance le yase de parfum de Fadoration pénitente. Us se plaçaient d*eaxmèmes sur les lèvres des chrétiens à Theure où se confessant à Dieu et à son Christ, ils pleuraient sur enxmémes et recevaient ses pardons. La joie de la délivrance éclate également dans les cantiques hébreux, et rattachée à une délivrance plus haute elle donne à FEglise les plus triomphants hosannas de son eucharistie. On comprend donc qu'elle ait précieusement recueilli ce glorieux héritage de T Ancien Testament, et qu'il lui ait été doux et précieux de chanter au jour des accomplissements ces hymnes qui avaient fortifié la foi des pères dans la période où ils attendaient le Messie plus ardemment « que les guets de la nuit n'attendent le matin. » Ainsi s'attestait pour elle l'unité des deux Testaments.

La coutume avait assigné certains psaumes à des heures et à des temps marqués. Ainsi il est prouvé que l'Eglise avait ses Psaumes du matin et ses Psaumes du soir * .

1 Const. aposf,y VIII, 37; II, 59. Le psaume du matin était le psaume 73 et celui du soir le psaume 141.

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