‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 130 sur 236 · LES CANTIQUES ADRESSÉS A DIEU ET A JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LES CANTIQUES ADRESSÉS A DIEU ET A JÉSUS-CHRIST

fort pour ebereher Foriginalité de la pensée oa la beauté artistique de Texpression. Il puise ses éléments dans les réeits sacrés et se plait à redire le premier des hymnes de rEvangile, celui qui ayait retenti dans les plaines de Betbléhem sur le divin berceau. U se plait & prolonger Texpression de son adoration, ne songeant qu*à Tépaneher dans des paroles dont la monotonie ne le lasse pas parce qu'elles sont pénétrées d'une adoration réelle. Si le sentiment venait à s'affaiblir^ rien ne subsisterait de ces premiers cantiques dépourvus de tonte beauté de forme, nous n'aurions plus que des paroles vides, semblables a des voiles que n'anime plus le souffle du ciel et qui pendent inertes le long du mAt.

Tertullien ^ et Origène confirment Texistence de ces anciens cantiques : « Gelse, dit le second, prétend que nous honorerions mieux le Dieu très-haut, si nous chantions des hymnes au soleil et à la lune. Nous savons le contraire, car nous n'adressons nos cantiques qa'au Dieu qui règne sur l'univers et à son Fils unique, et en agissant ainsi nous le célébrons lui et son Fils unique comme le font le soleil, la lune et toute Farmée du ciel, car tous ces astres comme un chœur divin célèbrent Dieu et son Fils avec les hommes justes*. » On le voit, Dieu et Jésus-Christ étaient les seuls objets des cantiques chrétiens; aussi, quand Paul de Samosate permit que l'on chantât des hymnes à sa

^ « Sonant inter daos psalmi et hymni. » ÇteriiàX,, Ad uxor., Il, 9.)

* *rjJLv6Ciiiv ifs 0£^v xat xbv pLOVO^evî) aÔTOU* (Orig., Contra Ceis., VIÎI, 67.)

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