‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 143 sur 236 · L'ASSEMBLÉE SE FORME EN SILENCE · texte numérisé non relu

L'ASSEMBLÉE SE FORME EN SILENCE

^uits pour les ablutions y a été creusé. L'édifice n'a li colonnes, ni chapiteaux, rien qui ressemble au temple Le Tancien style, — sinon Origène ne se serait pas sxprimé comme il Fa fait sur Fabsence de sanctuaire shez les chrétiens. Rappelons ses principales dispositions si bien appropriées aux nécessités du culte. Il est partagé en deux parties distinctes, pour établir la séparation entre les hommes et les femmes. Un espace a été ménagé dans le fond de l'édifice pour la chaire de FéTéque, et les sièges des anciens qui Tentonrent. DeTant la cathedra de Tévéque se trouye la table de communion; près d'elle on yoit une autre table destinée à recevoir les offrandes de l'Eglise. Enfin, yers le milieu de l'édifice se dressent les deux ambons ou pupitres qui doivent servir à la lecture des saints Irrres, celui de l'Eyangile étant plus éleyé que celui des épltres. Les murailles sont nues ; nulle peinture ni sculpture ne les pare , quelques flambeaux jettent une lumière sans éclat.

Quand yient l'heure du culte, qui est la première du jour ayant que l'àme ait été entraînée dans le tourbillon de la yie extérieure, les catéchumènes arriyent les premiers. L'instruction leur est donnée, puis ceux qu ii*ont pas été encore agréés comme auditeurs, se retirent après qu'une fervente prière a été présentée à Dieu en leur fayeur ; les pénitents les suivent également couverts par la prière de l'Eglise. L'assemblée chrétienne se forme en silence, les diacres font ranger les hommes dans l'une des parties de l'édifice, tandis que les diaconesses remplissent le même o£Bce auprès des femmes.

354 PttlËftË; - KAUMft. ^ PHJËmcAtfCWl,

Les ptëfnlerft vëilldWnt à ce que V^tûté suit mâlutéiiQ, à t& qu'mean Maudale ne se prodtiUé, M ht -Htùht troublef cette heure MCfée de Tadoratlbli ^

kptèê riATDcatiôn le lecteur iiioitte à son |rtit)ltl!ë| Vm^ semblée se lève et dans Fattitnde dnplas ptôftmd Mèoelt letoent, entend les fragments de l'Eerittire shlllte qui Mt été déi^lgnés par FéTéque^ soit dans là BiBle, èM éai& i'ETangile^ Un psanine est intetealé entfê letf deili lee^ tores; elles sont cloeespar nn antre psanmë ^eitld par le lecteur, rassemblée chantant le final '; Ufilhèdiil^ tément après commence Thomélie hiite par rétècfaé, dh bien ateb son autorisation expresse, par ceM i[ti*ilëll à chargé et qui peut être un laïque. l^oU* âimhet tittfe juste idée de ce qu'était cette prédication de Tandettuè TEglise, nous reproduisons en subst&néè ttUë hbtaëBe d*Origène qui nous a été conservée dans sa fo^die première.

Le lecteur vient de lire le récit du sacrifice d'Isaad. Origène le remplace dans Tamboù, car étant encore laïque, il n*a pas le droit de monter dans la Cathedra de l'évêque. Il commente le récit sacré selon sa coutume, plutôt par une exégèse édifiante que par des développements oratoires :

Prètez-moi votre attention^ dit-il^ ô vous qui vous approchez du Seigneur et croyez être de ses fidèles. Considérez attentivement par le récit que vous venez d'entendre ^ coounent la

* '0 8(axovoç eTTtJxoxebo) tsv Xaov. (Const, apost,, II, 57.) 5 Har&ack, ouvr. cité, p. 472.

3 « £x his qasB recitata sont, d (Orig. In Gènes, Homil. 8^ 1, tome II, page 80.)

mt HOIIÉLIË D*0RI6ÈNt!. 355

«4 dos fidètoi est èpfotitée 2 JSt il arrim que DieUttsnta tafbi JPAt^ahaAi ei lui dit »- Abrahamf Abrahami et il répondit : Mb TOici. Méditez sur chacune de ces paroles; car c'est en creusant chaque détail qu^on trouve le trésor enfoui et c'e^t parfois quand on ne s'y attendait pas qu'on atteint ce qu'il y a de (liis ptécietui. Lé patriarche s'appelait d'abord Abram^ et cepêbdant notlS lié voyons^ jànlèiis Diéti itii dottiiër ce nom. C'est que Dieu ne voulait pas l'appeler d'Un tiom f^é^iftsablè inaift 4a liom ^ué lui-mémé avait choisi pour lui^ et il le fait par deux fbik— Quand Abraham eut répondu : Mevoici^ Dieu lui dit : Prends ton fils bien-aimé, celui que tu chéris^ et offre-le-moi en iacrifiôe. Il semble qu'il enflamme son cœur d'amour pour son fils^ qui n*est pas simplement cotninetsmaël Son fîls selon la chair, mais l'objet même de la promesse. C'est celui sur lequel fepdsetil de si |lôriéiiséâ prophëtiëà iqu'il lui demande d'im* itolér.

QtLé Serin k cela, Âbrahâtnt Quelles pèîisëes âgitéht ton ètptitt Qu'às-tii à répondre à 06 coiiimaiidément qiii t'éprouve? Ne te dis-tu pas que s'il te faut immoler ce flls dé la proinèsse, tii be pourras plus en espérer l'accomplisse- Aèài* Oii plutôt ht penseS-tu pas que comme celui qui l^a fliité fie ^ëut inëntir, elle doit subsistéif quand ménie. Saint Rifil nous à révélé quelle a été la pensée d'Abraham quand il a dit que le patriarche a cru ferttiêinent que Dieu pouvait ressusciter soii fils mort. Comment donc serâietit-ils lès 6ts d'Abrahàiù ceux qul ne croient pas à là réàarréctiû0 dfijà réalisée en Ïésus-Christ , alors qUe leur frère dans la fw croyait avant l'événéinent que son fils pourrait ressttsater?

iLe prédicateur faiontre ensuite comment Dieu, en rappelant au patriarche qull lui demande son fils chéri, bien-aimé, retourne en quelque sorte le glaive dans son cœur déchiré pour rendre son sacrifice plus réel en

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