‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 142 sur 236 · UN CULTE A ALEXANDRIE AU TRO{SIÈIIE SIÈCLE · texte numérisé non relu

UN CULTE A ALEXANDRIE AU TRO{SIÈIIE SIÈCLE

détail à Tensemble , ainsi que cela nous est possible grâce aux documents que nous possédons. Nous le prenons au temps d'Origène, vers l'an 230 , — alors que dans son épanouissement déjà très-riche, il a conserYé son caractère essentiel. Transportons-nous donc dans la grande métropole du christianisme oriental qui compte déjà ses adhérents par milliers.

La maison de prière probablement située dans an quartier écarté, comme il convient dans ces temps de persécution, est bâtie sans luxe. Elle est pourtant suffisamment vaste pour contenir les catéchumènes et les fidèles. Dans le vestibule se pressent ceux qui n'ont pas le droit de franchir le seuil de ses portes, un

fuXaxatç ^ h [xsTdiXXoTt;, ^ H%aiq. [Ut, Mare. Bunsen, Anienicêma, ill, p. 109.) Une preave plus signiScative de Tanciennetô de notre docDment, c'est la reproduction littérale d'une des prières qu'il contient dans une homélie d'Origène, qui la cite comme faisant réellement partie de la prière publique : DoXXdxtç èv TaTç eù^aiç XéYO[ji.ev • Qsk -ïcavrixpaxop, TYjv jxepISa YJiJLWv jJLSxà TÛv •jrpoçYjTWV iàq • tyjv [k&pi^a ^(juôv i^vt [xsTà Twv àiuoordXwv tou ypioxou aou. (Orig., In Jerem. Homil. 16, 14.) Cette prière se retroui^e en substance dans notre docoment ayec quelques modifications dans la forme, qu'explique l'absence à cette époque de tout formulaire arrêté. Elle y est ainsi résumée : Abç '^[Aiv [xepCSa xal xX^Y l^^iv \wzà TuavTCOV tcov à^iiù^ aou. (Bunsen,. Àntenicxna, p. 118.) On remarquera également dans la liturgie de Marc des allusions directes aux circonstances locales telles que le débordement du Nil : noid^Ata SisnOL jàvi^aYS lia ih îSiov [xéTpov aurûv. {Id., p. !li.)

Gomme nous l'avons rappelé, les prières publiques du troisième siècle n^avaient pas encore le caractère strictement liturgique; la parole improvisée y jouait un grand rôle, bien que le plan général et le fond des idées échappassent à ces variations, C'est donc à ce plan et à ce fond des idées . que nous devons nous attacher, usant d'une grande liberté de critique ponr les surcharges, et renvoyant à la glose tout ce qui est en contradiction avec le type doctrinal et ecclésiastique de Tépoque tel qu'il noos est conservé par les Pères du troisième siècle. Sous ces réserves nous pensons qu'il est possible de retrouver dans notre document une exposition vivante et fidèle du culte du troisième siècle.

Page 1