L'OFFERTOAE. — LE BAISER DE PAIX
les distribuer anx frères indigents selon lears besoins. Cet acte s'accomplit silencieusement et dans le pins grand ordre. Tient ensuite le baiser de paix. Les hommes le donnent aux hommes, les femmes aux femmes. Cet acte si beau s'il est sincère est précédé d'un sérieux ayartissement du diacre assistant : « Que nul n'ait rien contre son frère: loin de nous l'hypocrisie ^ »
Après l'offertoire et le baiser de paix qui sont comme la préface de l'eucharistie proprement dite, le saint mystère commence.
L'éTèqne se place deyant la table eucharistique, il inaugure Je seryice de la cène par ces mots :
l'étâqub.
Oae Dieu soit avec vous tous.
L'ASSBUBLliE.
Et avec ton esprit.
Elevez vos cœurs en haut!
Qu'ils soient au Seigneur !
Rendons grâce au Seigneur.
: .Vraiment il est juste et raisonnable^ ô Seigneur Dieu^ père tout-puissant^ que Ton te célèbre, que Ton te loue, qu'on célèbre Teucharistie en ton nom. Il convient que la bouche ne se fatigue pas à te glorifier le jour et la nuit, que ni les lèvres, ni le cœur ne gardent le silence pour f exalter, 6 toi qui as fait le ciel et ce qui est dans le ciel, la terre et ce qui est sur la terre, la mer, les sources, les fleuves, les étangs et tout ce qu'ils renferment, toi qui as fait Fhomme à ton imj^e et à ta
* M-^ Tiç taxa Ttvoç, \Li^ xtç èv îwco>tp(aet. {Const apost., II, 57.
9ù% miw fnçmjMsnQm m vtftam.
djf. Quoi(}iii9 topil)é ta p^ Yfi^ ^i d^^^é ni alffLa4oi|f|i, ô Dieu bqn^ mais tu es revenu à lui le rappelant et l'élevant à toi par la loi et par la prophétie, et maintenant tu le renouvelles par ce mystère céleste redoutable et vivifiant. Et tu as accompli toute cette œuvre par ta sagesse qui est la lumière vérifie, pai Ion fito unique, notaie Seigneur et Dieu Jéam-rfllimt. C'est par Jui que npui« Wfiopç r^ftcbftnstifl e^^anom, çffmf au sien Qt à cplui (ïu SapiJrFsprit^ npus Vftpp9rtpps fj^\tf offrande raisonnable et non sanglante^, qu$| t'o^irent^ 6 Seigneur, toutes les nations depuis le lever du soleil jusqu*à son couchant, de TOrient à TOccident, car grand esf ton nom. Parmi tous les peuples et en tout lieu on te présente l'eneens^ le sacrifice et l^oblatiop.
Ce caractère eucharistique du nouveau sacrifice qui eiclut toute idée d*expiatioQ, pu|$qp*i} gQ ^^^Qf^ci 4#°s raction de gr&ce, et qui n'est pas autre chose que rofirande spirituelle et non sanglante de TEglise rachetée, était marqué d'une manière plus expresse encore dans les paroles suivantes : « O Seigneur, nous te rendons grâce par ton Fils bien* aimé Jésus- Christ que tu as envoyé dans les derniers temps pour être notre Sauveur et notre Rédempteur, l'ange de ton conseil. C'est lui, le Verbe qui vient de toi, par lequel tu as tout fait. Et tu l'as envoyé du ciel dans le sein d'unq vierge. Il ^ été fait chair et porté piar cette vierge. 1} a été manifesté ton fils p^r le Saint-Esppt, a^n qpUl accomplit ta volonté et qu'il te fit un peuple nouveau en étendant ses mains sur la croix. Il a souffert pour déli-
* npoff<pépo[xev T^v XoYi>tY;v %cà àvat[i.axTOV Xaipstav TauTY;v. (Bunsen, AnUnicsena, (11^ p. 1Q9.)
pre les fers de Satan, le foaleF bfisé ^ pe^ pi§d3f ôloven les s^uts ef manlfeçter la résurrection. * »
APFèS cçttp ii^?çpî|^jçu, Ig ppifj ef 1^ YfU 4e Ifi çe»»BiT nipfi Hpnt; prin sur ]f^ t^hU d^s offiriudes et déposée sur lu UMb aueharistjqae. À ce moment le oœur chrétien déborde d'actions de grftees. Il semble que la prière de supplication que nous ayons placée à la fin de la ipremiërç partie du service, ait été reprise à ce moment dans TEglise eontemporaine d'Origène et ait eu une sorte de redoublement; du moins, c-est ee qui ressort de la liturgie grecque dite de Marc, qui est postérieure à la liturgie éthiopienne. Dans ce cas, la prière de supplication qui précédait reueharistie devait être beaucoup plus succincte, tous les déyeloppements étant réservés pourForaison eucha- FÎiliqng qu'pn diacpe prononçait devant la talile de eompdunion. Quelques-uns de ces nouveaux développements sont fort beaux, et empreints d'une poésie sublime et tendre. Jamais la confiance dans r^mmensç bonté dp Diej; n'a été expyinj.ée (i'ppe manier^ pjjis touchante que dans ce fragpien|; : » E^ 4e)iQr§ 4s tQi nous ne connaissons personne. Tu es notre Dipu, Tespoir des délaissés, le secours de^ abandonnés, le relèvement de ceux qui sont tombés, le port des naufragés. Tu es le ipéjlecin de|^ âmes et des corps '. »
Les bienfaits de la Providence pour le soutien de
* « Gratiasagimus tibi^ Domine^ per dilectum filiam tuum Jesam Christam quem in ultimis diebus misisti. » {Id,, p. 108.)
• Id., p. 109.