‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 149 sur 236 · L'ÉVËQUE PRONONCE LES PAROLES DE L'INSTITUTION · texte numérisé non relu

L'ÉVËQUE PRONONCE LES PAROLES DE L'INSTITUTION

les sacrifices d^action de grâces de ceux qui veulent te les présenter^ sans regarder si leurs offrandes sont petites ,ou grandes^ publiques ou secrètes^ ou même quand ils n'auraient à foffrir que leur désir. Reçois nos oblations de ce jour comme tu as accepté celle d^Âbel et les sacrifices d'Abraham et de Zacharie^ comme tu as accueilli les aumônes du centenier Corneille et les deux deniers de la veuve; donne-leur les biens célestes en échange des terrestres. »

La prière se termine par une doxologie pleine d'am* pleur invitant la création entière à louer Dien.

a Le ciel et la terre, dit encore Tévéque, sont remplis de ta gloire sainte par la manifestation de Jésus-Christ, notre Seigneur^ notre Dieu, notre Sauveur. Purifie, ô Dieu, le sacrifice de notre adoration, par Tiliumination de ton esprit. »

Toujours debout devant la table sainte , Tévéque redit les paroles de Finstitution :

< Prenant le pain Jésus-Christ rendit grâces, et dit : Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est rompu pour vous. De même il prit la coupe et dit : Ceci est mon sang qui est répandu pour vous. Quand vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi.

La prière de consécration est alors prononcée.

l'bvêque.

«[ 0 roi du ciel. Dieu tout- puissant, rappelant la mort et la résurrection de ton fils Jésus-Christ nous te présentons ee pain et ce vin qui sont à toi et que nous devons à ta munificence. Nous te demandons, ô Dieu de bonté qui aimes l'homme, répands ton Saint-Esprit sur nous, sur ces pains et sur cette coupe, offrande de ton Eglise. Donne la sainteté à tous ceux qui y participent, de telle sorte qu'ils soient remplis de ton Esprit-Saint en confirmation de leur foi. Qu'ils te célèbrent et te louent en ton fils Jésus-Christ, dans lequel soient à toi

366 OttAiSÔit DOMlHlâÀtjÊ.

fboDhettf «t là pttisSAlM^ daîi6 ta telMé BgUsd fttf MlMê dtt liècMi Atnétii

Tel il étitit, il éÈi et il ^a de èén^Môn éû ^étiê^tl6tl et aii Mède déà liièciëè;

Sait une ardente prière pour qae les oommonianti participent dignement au kaeremetit ayeb des cttun purifiés; elle se terminait fréquemment par Toraigon dominicale répétée par le peuple*

Seigneur, Seigneur, s'écrie l'évëque reprenant la cinquième des prières de roraisoii dominicale, ne nous induis pas en tentation, délivre-nous du mal. Car dans tes compassions immenses tu sais que notre grande faiblesse nous rend la victoire impossible^ avec la tentation donne-nous rissue et la victoiiré.

0 Dieu tout-puissant, tandis que dot» restons de saint mystère, donne-nous la force de ne pas pécher, bénis-nous tous en Jésus-Christ auquel comme à toi et au Saint-Esprit soient la puissance et la gloire à jamais ^.

LE DIACRE i

Vous qui vous tenez debout, courbez vos fronts. 0 Seigneur éternel, qui connais les choses secrètes, ton peuple a courbé sa

1 Nous avons combiné dans ce p^sa^e les deux versions de la liturgie de Marc. (Bunsen, Antenicœna^ III, p. 116, Ml,) On voit dans Tune comme dans l'autre la juxtaposition du point de vue spiritualiste et du point de vue sàcramèntaire , sans qUMl Soit possible de marquer exactement \Qt surcharges^ Dans la version grecque les espèces eucharisti- Quesfont partie des offrandes en. blé et du vin : Ta aà è>c tûv aôv cwpwv TipceÔTJxaiJLcV âv(î)7:i6v ccu . Rien de plus correct que cette expresàîbn qui s'eSt bientôt surchargée dé gloses impliquaht tmè sorte de ti^ûSformation magique du pain et du vin consacrés, sahs qu'on en puisse rien tirer de précis. Le document grec est également supérieur au document éthiopien, en ce que l'assemblée demande le Saint-Esprit d'abord pour les assistants avant de l'invoquer Sur les espèces eucharistiques : 'Eç' ^|JiJç Kal èxi Tol^ç àptôu^ to6touç xati lia Ta luor^ptot tauTa.

GHÀKt DÈS MAMlËd EtJGàAklfiïlQdfe&. ibi

tête devant toi et ils but bûHè là aîlf ëtfi âé IM^ mtkr et de leur chair K RègàMè âil hàtf Atsê eiéui et BéÂIë éëi freines et ces sœûfêi ImMùt tei bireilles tètà éiiit et éts(tié6 leur prière. Fortifieras p^r là vfevtd de tô dfditd et gàrde^en des passions mauvaises. Garde leur âfifté tititâiûe lëtlr Cbrtli. Augmente leur foi et ilbt^é fbî et ndii*é éi'àifttë^ ftti jfdtb dé ion Fils unique atic|Uèl eobittlë à tô( et à r£^pi*il^Àint fibiëtil la louange et la puissance au siècle des siècles. Âmen.

00 pebplë âgeïiôiiillé et éoiii'bé aetAM mètïi È'6t^ frant à lui tout entier dâlis l'idimeldtidii du tditïf «f de Fesprit, voilà le grand et vivant sacrifice de TEglise. Bien n*en peut rendre la solennité profonde. Il n*7 a plus qu'à le sceller par la [mrticipation effeative au sacrement. La toix dé révèquë retentit daz» ce Éileiifee plein de soupira et de Iflfméii :

Im éhosel saintes aui saitits.

LE PEUPLt.

Un seul Pkté sàiht, Un seul Fila Sàiût^ Un àêUi Esprit-Saint !

La parole ne sufSt plus pour rendre les sentiments de rB^lii^e, au mômetit de réeetoit leë ^à^^ saéi'éd fle rameur rédempteur. Elle chante Un des psaumes des louanges, qui est souvent le psaume XXXIY..

Je bénirai TEternel en tout temps.

Sa louahge sera toujours daniS; ma bouché.

1 a Declinaverunt tibi capita saa populus tuas et tibi subjecerant duritiem cordis et carnis. i> (Bunsen^ Antenicasné^ p. iVO.)

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