U IDÉE FONDAMENTALE DO CULTE
rienre et mystique par la parole on la formole, mais encore le revête par le symbole d*une forme seniâble. L'être humain est compleM| U qe peut jamais s*en tenir à ce qui est purement idéal ; de même que Tàme chez lui trouTe dans TeuTeloppe corporelle un 0]^;ane qui la révèle, de même la pensée 8'î^carne en s*exprimant; elle emprunte à la nature un langage figuré qui estune perpétuelle métaphore. L'qsage en amortit Féclat, mais il suffit d*y faire attention pour retrouver dans la langue courante toute une poésie plastique. L'art la dégage et la concentre en donnant les formes les plus belles à cet ordre de pensées et de sentiments qui nous élèvent andessus de la vulgarité de la vie par leur caractère propre ou par leur intensité. Il n'est pas simplement Tidéal,
W est ridéol Tirant» pMpitant im^ te forwe apurée. I/m de ses cAr4çtères disUnctifs est de révéler 1%^ au^ homme?, ou plutôt de le ranimer dQPP teur &m^^ où
il était comme enseveli et sommeillant, en le leur montrant épanoui dans une œuvre immortelle. Le grand art, qui doit son éelosioa au génie, n'a de puiss((nçe que parce qu'il est en harmonie avec des instincts universels ; U les arrache à leur uéhuleuse profondeurf I^ révèle b eux-mêmes, et il crée ainsi une communauté morale qui est l'une des plus hautes manifestaUoiM^ <i§ la sociabilité et de la solidarité humaines.
Ce qui est vrai de l'art l'est également du culte. Loi aussi exprime par des syipbole^ le fond intime des âmes, et par cette manifestation même produit la communauté des sentiment^. Il se distingue de l'art prqprf^meqt ^ dont il se sert du reste comme de son instvumant pour
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rappliquer à $t fin spéciale, par la limUatioii de son domaine et par son caractère essentieUement piora}. Tout d*abord, il se rapporte i'un$ mamère exc}aaiye & h relir grion, h la relation de Tbomme avec la Divinitéi et l^ipse en dehors de son symbolisme tout ce qai n'y a pa^ tr^ît directement, £n second, lieu , il est un acte au sen9 moral du mot, tout ensemble Tbommage iÎK à Pieu et Tonion effective avec lui, Tadoration et Toffrande. Sans doate la vie religieuse individuelle et domestique a déjà ce double caractère; le culte s'en distiugue par le développement du symbolisme, qui donne à Tadoratioii et au sacrifice la solennité des rites célébrés en commun, rapprochant en quelque sorte dans un seul foyer toni les rayons dispersés. Le coite public est semblable à cette coupe d'or de F Apocalypse dans laquelle les anges ont versé les prières des saints. Il rassemble ce qui ailleurs est épars et le porte par là môme au plus, haut degré d'intensité.
Tel est le dieu, tel est le culte. Dans les religions de la nature, le culte se borne à reproduire par des symbûlea grossiers on poétiques la vie du dieu, c'est-à-dire la vie de la nature, car les deux eKistencos se coufonpent. C'est toujours la succession de la fécondité joyeuse dans la belle saison et de la froide période de destroo-» tion et de mort. Le jeune héros qui ne fait que paraître sur la scène enchantée du printemps pour être frappé des dards du soleil brûlant, qu'il s^appelle Adonis ou Osiris, déroule iuvariablement sous nos yeui cette histoire de Tannée, qui est l'histoire môme de la nature dans aes révolutions régulières, Daua les religions de