‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 82 sur 236 · CAR /ICTÈRE DU CULTE JUIF · texte numérisé non relu

CAR /ICTÈRE DU CULTE JUIF

cet ordre, le culte la redit incessamment par ton symbolisme, qni développe nne trame identique sons la va** riété capricieuse des embellissements.

Nous saTons bien que Fàme humaine ne 8'enfèrme jamais tout à fait dans cette mythologie puérile, et que la conscience projette sur elle sa grande ombre. Tourmentée d'un invincible effroi» elle cherche Tapaisemeat par tontes les voies qui lui sont ouvertes. Comme eUe ne croit encore qu'à la nature, elle fait appel à ses forées cachées par les sortilèges de la magie, ou bien elle se livre à des pratiques abominables et cruelles pour désarmer le courrouK de la puissance inconnue et sans moralité dont elle s'imagine dépendre. Le paganisme grec, qui, dans sa période d'humanisme, confondit absolument la religion et l'art, finit par retomber dans ce naturalisme du vieil Orient parce qu'il paraissait plus secourable en étant plus mystérieux, et qu'il semblait apporter à Thomme une délivrance surnaturelle que la gracieuse poésie de l'Olympe lui refusait entièrement. Borne, qui n'eut d'autre religion qu'elle-même, fit da culte un ritoalisme sec et aride qui ne se rapportait qu'à la patrie terrestre et laissait à l'àme tout son vide sans essayer même de le combler, si bien que la race latine était la proie prédestinée des pires superstitions, da jour où elle échapperait aux violentes distractions de la conquête du monde.

Sur la terre de Judée, le culte a un caractère bien différent. L'adorateur de Jéhovah est placé en face da Dieu qui a fait le monde, et ne peut jamais être confonda avec lui. L'idée fondamentale du judaïsme est celle de

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