‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 92 sur 236 · CANTIQUES DE LÀ FAMILLE · texte numérisé non relu

CANTIQUES DE LÀ FAMILLE

de la table où sa femme et ses enfants étaient rassemblés pour les repas ordinaires. L'oraison dominicale demande directement à Dien notre pain quotidien comme s'il nous le rompait lui-même, de ses mains. Yoilà pour quoi il conyient de le bénir chaque jour pour ce don de sa proYidence qui nous fait ses conyives. L*Eyangile nous montre Jésus-Christ élevant les yeux au ciel pour rendre grâce à son Père ayant de rassasier les multitudes rassemblées autour de lui. Les aliments d'après saint Paul ont été créés de Dieu pour être pris par les chrétiens ayec action de grâces, ils rentrent dans la grande eucharistie de la vie chrétienne. * Le repas ainsi compris reyét en quelque mesure un caractère sacramentel qui explique très-bien que la sainte Cène lui ait été primitivement rattachée. Aussi les Pères du second et du troisième siècle insistent-ils à bon droit sur la nécessité de le consacrer par la prière. Clément d'Alexandrie yeutméme qu'on chante un hymne en prenant la coupe de yin et il n'hésite pas à appeler le repas chrétien une eucharistie ^.

Le chant des louanges à Dieu retentissait au foyer domestique comme dans l'Eglise. Quand la famille après avoir lu les saintes Ecritures se relevait de la prière commune, elle chantait le psaume d'alleluiah, puis le père, la mère et les enfants se donnaient le baiser de paix, avant que chacun se mita la tâche de la journée'.

TOÏç TutOTOÎ;. (1 Tim. IV, 3.)

* 'Qq eïvat Ttiv Stxaiav TpoçYjv eù^^apiartav. (Clément d'AIex.> Pxdag,, II, 1, 10.)

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