RAPPORT DU JUDAÏSME AVEC LES ANCIENNES RELIGIONS
ment entraîné par l'anthropomorphisme à élever ses dieux plus haut que ne le lui permettent ses conceptions mythologiques. Il soupire après un salut meilleur que le retour de la belle saison, et il redoute des maux plus graves que l'hiver et sa stérilité. On se trompe toujours quand ou prend l'homme comme un être exclusivement logique et que l'on veut faire rentrer dans un système invariable et précis son ondoyante nature. Tous les cultes de l'antiquité reposent sur quatre institutions principales , qui sont comme les quatre colonnes de l'édifice religieux qui a abrité l'humanité avant Jésus- Christ. Ces quatre institutions sont : le sacrifice, le sacerdoce, le sanctuaire ou le lieu sacré de l'adoration, les fêtes religieuses ou le temps sacré de l'adoration. Il n'est pas une seule religion qui n'ait ses aulels, ses prêtres, ses temples, ses jours consacrés. Une môme idée se retrouve dans ces institutions, et c'est précisément celle que Dieu a mise à la base du judaïsme.
Le sacrifice est une offrande aux puissances supérieures. L'homme reconnaît que la Divinité a des droits sur lui, et, le plus souvent, qu'il a des torts envers elle qui exigent une réparation de sa part. Aussi lui donne-t-il ce qu'il a de meilleur et presque toujours ce qui lui coûte le plus. En s'approchant de l'autel, il éprouve un mélange de crainte et d'espoir. Il redoute celui qu'il veut apaiser; mais il croit pourtant qu'il j)0urra l'apaiser; sinon il ne renouvellerait pas une tentative qu'il saurait inutile.
Ce mélange de crainte et d'espoir est également I Î7