‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 158 sur 613 · PÉRIODE PATRIARCALE · texte numérisé non relu

PÉRIODE PATRIARCALE

Période de formation.

La vocation (rAbraham nous présente cette alliance de la loi et de la prophétie, du monothéisme et de l'espérance du Messie, qui traverse toute l'histoire du judaïsme. Le Dieu saint et jaloux s'est révélé à lui à la fois par un commandement et une promesse. « Sors de Ion pays et de ta parenté. » Yoilà le commandement. '< Toutes les nations do la terre seront bénies dans ta postérité. » Voilà la promesse ^ Dieu est un Dieu saint qui veut être seul adoré et servi. De là la nécessité de cette séparation douloureuse d'avec l'humanité païenne, seul moyen de conserver le monothéisme. 3Iais Dieu ne fait un choix que dans l'intérêt de tous; le privilège est un ministère et un sacerdoce en faveur de l'humanité, qui est destinée au salut. De là la promesse, précieux héritage que les descendants d'Abraham se transmettront de génération en génération. La loi tout entière, comme la prophétie avec tous ses riches développements, sont en germe dans ces deux paroles. Déjà la loi, sous cette première forme, commence à démontrer la condamnation de l'homme déchu ; elle proclame, par

p. 138, rétluit la mission d'Israël à la proclamation de ces deux vérités: l'unité du genre humain, et le triomphe graduel du bien dans l'humanité. Cette seconde vérité est évidemment présentée par lui d'une manière trop générale; elle était inséparable de la foi au Messie; elle se rattachait surtout à l'idée du pardon, au désir du salut. Ce cùté nous paraît trop négligé dans l'ouvrage du savant auteur qui sait si bien, en quelques traits, sobres et vigoureux, esquisser les traits des grandes figures de la théocratie.

» Gen. XII. 1, 2.

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