DANGER D'UNE DOUBLE RÉACTION
préparé ravénement. Ils allaient essayer de la combattre par les attaques violentes et par les menées perfides. Après une première bataille perdue, celle des hérésies judaïsantes et gnostiques, ils devaient essayer d'en gagner une seconde et d'introduire à la fois dans l'Eglise l'ascétisme oriental et le sacerdoce judaïque avec ses sacrifices et sa hiérarchie. Toutefois, cette victoire ne devait être que partielle; les principes immortels du christianisme ne pouvaient être étouffés. Bien que plus ou moins compromis par de fâcheuses alliances, ils portèrent encore des fruits précieux pour le monde, en attendant qu'ils fussent de nouveau dégagés en partie de ces influences étrangères et fatales. L'histoire des trois premiers siècles est précisément l'histoire de cette lutte entre le christianisme et les puissances qui lui sont hostiles. JXous la verrous se poursuivre de sphère en sphère, depuis la sphère agitée du monde extérieur où la persécution sanglante essaye d'arrêter l'élan des missions chrétiennes, jusqu'au domaine plus paisible en apparence de la théologie. Nous n'oublierons pas les changements introduits dans la constitution et le culte de l'Eglise, ni les modifications apportées à la vie chrétienne.
Les missions chrétiennes et les persécutions, les hérésies et le développement du dogme, l'organisation ecclésiastique et le caractère de la piété pendant les trois premiers siècles, tel est donc le vaste sujet que nous abordons. Le christianisme est la religion de l'individualité en même temps que celle de la sainteté. Aussi nous attacherons-nous à mettre en lumière la noble