LES GRECS SONT DES ARYENS
sud, par trois pointes, dans la Méditerranée, presque sous la latitude de Gibraltar, et en face d'une des plus fertiles provinces de l'Afrique. Séparée par la mer de l'Italie, de l'Afrique et de l'Asie, elle s'en rapproche par ses îles '. Le climat est tempéré; il ne promet pas une fertilité excessive, mais il récompense amplement les peines de l'homme. « Les Grecs, dit Thucydide, ont appris de leurs pères que ce n'est qu'au prix du travail et de l'effort qu'ils peuvent obtenir quelque avantage. » L'intérieur du pays offre une variété animée. Des montagnes de moyenne grandeur enferment de riantes vallées, et au loin s'étendent des côtes dont les sinuosités sont innombrables et qui forment des jorts naturels. Il n'est donc pas étonnant de trouver en Grèce un mélange de vie nomade et de vie agricole, et surtout un grand développement maritime. S'il est un fait acquis pour la science contemporaine, c'est la communauté d'origine des premiers habitants de c tte contrée et des Aryens de l'Iran, dont nous avons suivi la trace dans les grands empires fondés au bord de l'Euphrate comme au bord du Gange. L'analogie du grec et du sanscrit est prouvée; les mots les plus usuels dans la vie agricole sont communs aux deux langues, preuve évidente qu'avant leur séparation ces familles de peuples avaient déjà atteint un certain degré de civilisation '. Nous savons quelle route a suivie
• Daruy, Hidoire grecque, p. 2.
* La brebis chez les Indiens s'appelle awis, et chez les grecs oïs ; le bœuf ch'^z les premiers s'appelle gaui, chez les seconds bous. La maison en sanscrit est dama^, en grec domo-i; la porte en sanscrit est dvara.