‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 445 sur 613 · LES CHARGES SONT DES MINISTÈRES · texte numérisé non relu

LES CHARGES SONT DES MINISTÈRES

vine immédiate comme rancieime prêtrise, mais elles procèdent d'une inspiration céleste et sont conformes à la volonté de Dieu. Toutefois il faut se garder de penser que si les Eglises du siècle apostolique ont une organisation démocratique, elles laissent leur liberté dégénérer en licence. La vérité révélée y exerce une autorité véritable. Paul parle en son nom le langage ferme et énergique d'un représentant de Jésus-Christ. Il n'impose pas cette vérité ; si les Eglises la rejettent, il n'a aucun moyen de les contraindre à en subir la domination. Mais il déclare qu'en rejetant sa doctrine, ce n'est pas lui qu'on rejette, mais Dieu lui-même et il le prouve. Il veut aussi que cette vérité acceptée dans les Eglises demeure pour elles une pierre de touche infaillible pour discerner l'hérésie. S'il n'y a pas d'autorité extérieure organisée dans la chrétienté du premier siècle, il y a une autorité effective. Reconnaissons d'ailleurs que si chaque Eglise a sa vie propre et sa physionomie distincte, il n'y a rien dans l'organisation ecclésiastique primitive qui condamne une fédération ultérieure des Eglises entre elles et un régime synodal, pourvu qu'il soit conciliable avec la liberté des congrégations. Nous nous sommes borné à constater qu'eu fait ce régime n'existait pas au premier siècle. Mais l'Eglise a le droit et parfois le devoir de modifier son organisation dans le cours des temps, et de s'éloigner à plus d'un égard, pour les détails, du type des Eglises apostoliques, à la condition de ne pas s'écarter des principes généraux de leur constitution; car ces principes sont immortels et reposent sur des vérités absolues.

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