‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 524 sur 613 · LA RÉDEMPTION · texte numérisé non relu

LA RÉDEMPTION

rédemptrice du sang de la croix de sa vertu purifiante. Le point de vue moral pénètre le point de vue judiciaire, d'ailleurs faiblement accusé', il faut, du reste, considérer tous les points particuliers de la doctrine de Jean à la lumière de son principe central et dominant, ainsi formulé : Dieu est amour. Cet amour est un saint amour qui réclame une satisfaction pour le mal commis, et comme une rétractation douloureuse de la part de l'humanité ; mais il ignore la vengeance. La crucifixion, telle que Jean la présente, n'est point une compensation infinie d'un crime infini. Du reste, pas plus pour loi que pour saint Paul, la rédemption ne se consomme uniquement à la croix. La vie entière du Verbe incarné rentre dans l'œuvre du salut. Il a commencé à offrir le libre sacrifice de la charité dès son entrée dans le monde, et c'est au début de son ministère que Jean- Baptiste le désignait comme l'Agneau qui ôte le péché du monde ^. La lumière divine qui est en lui brille avec un doux éclat au travers de sa personne, pendant tout le cours de sa carrière terrestre. Les miracles qu'il accomplit sont des rayons plus vifs, plus sensibles qui jaillissent de ce foyer intérieur pour en révéler l'existence; mais c'est surtout la clarté si pure émanée de tout son être, cette sainteté idéale, cet amour céleste empreints sur toutes ses paroles et sur toutes ses actions, qui raniment dans les cœurs les étincelles de la

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> Jean I, 29.

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