LE CHRIST INVISIBLE
■vie supérieure'. La mort de Jésus-Christ est le point culminant de son œuvre rédemptrice. D'abord elle est l'immolation par excellence, le dernier terme du sacrijQce. Elle est ensuite la condition nécessaire de la diffusion du salut. L'amour du Verbe ne peut se répandre largement sur le monde, s'il n'est pas affranchi de ce que sa manifestation terrestre, sur un point de l'espace et du temps, a de local et de restreint. « Si le grain de froment ne meurt après qu'on l'a jeté dans la terre, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit ^. »
C'est dans ce sens que le Maître disait à ses disciples : « Il vous est avantageux que je m'en aille ^. » Du ciel où il remonte, il envoie le divin Consolateur, le Paraclet invisible et tout-puissant, qui réalise sa présence dans les siens; et dans le séjourde la gloire il continue, par son intercession, son ofBce de médiateur auprès du Père^.
Telle est l'œuvre du Verbe pour la restauration du monde qu'il a créé et qu'il crée ainsi à nouveau moralement, en se communiquant à la créature déchue, dans une telle plénitude qu'elle n'eût osé même y prétendre aux jours de son intégrité.
* Jésus-Christ distingue entre une foi fondée sur sa sainteté et une foi reposant sur ses miracles, et il élève la première bien au-dessus de la seconde: «Si je ne fais pas, dit-il, les œuvres de mon Père, ne croyez pas; mais si je les fnis, et que vous ne Mouliez pas me croire, croyez à mes œuvres. )) (Jean X, 38.) En d'autres termes, vous devez me croire à cause de mon obéissance à mon Père et de ma sainteté, sinon croyez-moi au moins à cause de mes mirachs.
« Jean XII, 24.
3 l-j'fi^ipv, 'j[;.tv Tva h(0) y.r.i'/SM. (Jean XVI, 7.)
* lIapay,Xr,TCv ïyo\j.t^ r.poç tov ■rraTépa. (1 Jean II, 1.)