CONCLUSIONS
!1 ressort de cette étude, que la région parotidienne est affectée des mêmes tumeurs que les autres parties du corps ;
Que certaines tumeurs y sont plus fréquentes :
1° Le chondrome, tumeur cartilagineuse, à marche lente, récidivant quelquefois après l’ablation, pouvant se généraliser ; pronostic ordinairement favorable.
2° L’adénome, tumeur épithéliale, toujours formée aux dépens de la glande, ordinairement molle et fluctuante, à marche lente; ne s’ulcérant que rarement.
3° Le sarcome (forme fasciculée et myxomateuse), dépendant des éléments embryonnaires ; tumeur à marche assez rapide (cinq ans en moyenne) ; récidivant fréquemment et pouvant se généraliser.
Le diagnostic des tumeurs aiguës et des kystes n’offrent aucune difficulté ; il en est de même pour les engorgements scrofuleux et syphilitiques.
Le lymphosarcome local et le lymphosarcome multiple, peuvent être regardés comme deux modes différents d’une même maladie, la lymphadénie.
Le chondrome, l’adénome, le sarcome et le carcinome, sont caractérisés par des symptômes qui permettent de les distinguer entre eux.
Le diagnostic est impossible à établir quand les éléments de ses diverses affections sont combinés dans une même tumeur.
Au point de vue du traitement, il n’y a rien de particulier pour le premier groupe de tumeur.
Le lymphosarcome local réclame l’intervention chirurgicale; il est inutile d’opérer le lymphosarcome multiple que l’on ne peut arrêter dans sa marche vers une mort prochaine (2 ans).
Le chondrome ne doit être enlevé que dans les cas où les progrès du mal deviennent inquiétants.
11 faut opérer l’adénome le plus tôt possible.
Le sarcome réclame le même traitement.
Le bistouri convient pour enlever des tumeurs de petit volume , quant aux tumeurs considérables qui offrent une surface ulcérée, on aura grand avantage à employer le galvano-cautère et l’écraseur linéaire.
On ne doit jamais ponctionner, et, à plus forte raison, attaquer par l’instrument tranchant la parotide carcinomateuse.