‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 43 sur 177 · Gomment Melancton etcusoit les emportements de Luther · texte numérisé non relu

Gomment Melancton etcusoit les emportements de Luther

Il est vrai , Luther s'emportoit à des excès inouis : c'éto un sujet de douleur à son disciple modéré. Il trembloit lors qu'il pensoit à la colère implacable de cet Achille, et il e craignoit « rien moins de la vieillesse d'un homme dont h » passions étoient si violentes , que les emportements d'u » Hercule, d'un Philoctète, et d'un Marius » (Lib. iv. ep, 24( 3^5.) : c'est-à-dire qu'il prévoyoit , ce qui arriva en effet quelque chose jAe furieux. C'e&lce «volW tmV. twvCvdemment

€( en grec, à son ordinaire, à son ami Gaïucrarius; mais un bon mot d'Erasqie (Que ne peut un bon mot sur un bel esprit?) le souteDoit. Erasme disoit que tout le monde opiniâtre et endurci comme il étoit, avoit besoin d'un maître aussi rude (pie Lnther (Lib, xviii. ep, 25. xix. 5.) : c'étoit-à-din;, comme il Texpliquoit , que Luther lui paraissoit nécessaire au monde , comme les tyrans que Dieu envoie pour le corrit^er , comme un Nabuchodosor , comme un Holot'erne, en un mot cumme. un fliau de Dieu. Il n'y avoit pas là de (pioi se glorilier : mais Melancton Tavoit pris du beau côté, et vouloit croire, au commencement , que , pour réveiller le monde , il ne talloit rien moins que les violences et le tonnerre de Luther.

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