Doctrine des Luthériens qui se contredit eile-mème
[ais encore qu'une partie des Luthériens ne veuille pas re- 3ir ces termes de Melancton : La volonté n'est pas sans on dans les opérations de la grâce; je ne sais comment ils vent nier la chose, puisqu'ils confessent tous d'un commun )rd que l'homme qui est sous la grâce la peut rejeter et la dre.
l'est ce qu'ils ont assuré dans la Confession d'Ausbourg; tce qu'ils ont répété dans l'Apologie; c'est ce qu'ils ont nouveau décidé et inculqué dans le livre de la Concorde 675. etc, ) : de sorte qu'il n'y a rien de plus certain parmi . D'où il paroit qu'ils reconnoissent, avec le concile de nte, le libre arbitre agissant sous l'opération de la grâce [u'à la pouvoir rejeter; ce qu'il est bon de remarquer à se de quelques-uns de nos Calvinistes, qui, faute de bien 3ndre l'état de la question, nous font un crime d'une doce qu'ils ne laissent pas de supporter dans leurs frères les hériens.
Lrticle considérable de la Gonression saxonique sur la distinction des péchés mortels et véniels.
l y a encore dans la Confession saxonique un article d'aut plus considérable , qu'il renverse un des fondements de ouvelle Réforme. Elle ne veut pas reconnoître que la distion des péchés entre les mortels et les véniels soit apée sur la nature du péché même : mais ici les théologiens !»axe confessent, avec Melancton , qu'il y a deux sortes de bés : (c les uns qui chassent du cœur le Saint-Esprit et les itres qui ne le chassent pas » (P. 75. ). Pour expliquer la ire de ces péchés différents, on remarque deux genres de étions, a dont les uns répriment la convoitise, et les autres i obéissent. Dans ceux qui la combattent, poursuit-on, le îché n'est pas régnant , il est véiniel ; il ne nous fait pas jrdre le Saint-Esprit ; il ne renverse pas le fondement, et est pas contre la conscience. » On ajoute , que ces sortes échés sont couverts ; c'est-à-dire qu'ils ne sont pas impu- 1 «a
tés, par la miséricorde de Dieu. Selon celte doctrine, il esi certain que la distinction des péchés mortels et véniels m consiste pas seulement en ce que Dieu pardonne les uns, e ne pardonne pas les autres , comme on le dit ordinairemcni dans la prétendue Réforme ; mais qu'elle vient de la nature de la chose. Or, il n'en faut pas davantage pour condamnei la doctrine de la justice imputative ; puisqu'il demeure poui constant que , malgré les péchés où le juste tombe tous le jours, le péché ne règne pas en lui, mais plutôt que la charit y règne et par conséquent la justice : ce qui suffit de soi même pour le faire nommer vraiment juste : puisque la chos est dénommée par ce qui prévaut en elle. D'où il s'ensu que, pour expliquer la justification gratuite , il n'est pas n^ cessaire de dire que nous soyons justifiés par imputation , < qu^il faut dire plutôt que nous sommes vraiment justifiés pâ une justice qui est en nous, mais que Dieu nous donne.