Quatre autres propositions pour appliquer les premières
Après qu'ils ont posé ces quatre propositions générales touchant l'efficace de la prédication, ils en font l'application à la conversion du pécheur par quatre autres propositions p\as particulières {Conc. p. 669 et seq.). Ils disent donc ,
En cinquième lieu : « Qu'avant même que l'homme soit » régénéré, il peut lire ou écouter l'Évangile au dehors; et » que dans ces choses extérieures il a en quelque façon son
ibre arbitre pour assister aux assemblées de TÉglise, et y coûter ou n'écouter pas la parole de Dieu. »
Sn sixième lieu ils ajoutent : a Que par cette prédication, l par Tattention qu'on y donne. Dieu amollit les cœurs ; [u'il s'y allume une petite étincelle de foi, par laquelle on imbrasse les promesses de Jésus-Christ; et que le Saintîsprit, qui opère ces bons sentiments, est envoyé dans les œurs par ce moyen. »
En septième lieu ils remarquent : « Qu'encore qu'il soit léritable que ni le prédicateur, ni l'auditeur ne puissent ien par eux-mêmes, et qu'il faille que le Saint-Esprit igisse en nous, afm que nous puissions croire à la parole ; li le prédicateur, ni l'auditeur ne doivent avoir aucun ioute que le Saint-Esprit ne soit présent par sa grâce, orsque la parole est annoncée en sa pureté, selon le comnandement de Dieu, et que les hommes l'écoutent et la néditent sérieusement. »
Enfin ils posent en huitième lieu : a Qu'à la vérité cette )résence et ces dons du Saint-Esprit ne se font pas toujours îentir; mais qu'il n'en faut pas moins tenir pour certain lue la parole écoutée est l'organe du Saint-Esprit, par lejuel il déploie son efficace dans les cœurs. »
55. La résolution des Luthériens, fondée sur les huit propositions précédentes, est purement demi-pélagienne.
Par là donc la difficulté, selon eux, demeure entièrement solue tant du côté des libertins que du côté des chrétiens firmes. Du côté des libertins, parce que par les i", ii®, m*, S v% Yi« et vn« propositions, la prédication attentivement îontée opère la grâce. Or par la cinquième il est établi que binme est libre à écouler la prédication : il est donc libre à • donner à lui-même ce par où la grâce lui est donnée; et *r là les libertins sont contents.
Et pour les chrétiens infirmes, qui encore qu'ils soient ^J^nlifs à la prédication , ne savent s'ils ont la grâce , à cause jjils ne le sentent pas; on remédie à leur doute par la hui-, *'ne proposition , qui- leur enseigne qu'il n'est pas permis ^ douter que la grâce du Saint-Esprit , quoiqu'on ne la sente ^s, n'accompagne l'attention à la parole : de sorte qu'il ne