‹ Histoire des variations des églises protestantesChapitre 44 sur 59 · DÉNOMBREMENT DE QUELQUES HERESIES · texte numérisé non relu

DÉNOMBREMENT DE QUELQUES HERESIES

Neslorîus, patriarche de Constantinople, divisoit la pcr- ^'onne de Jésus-Christ, et nioit que Dieu et Thomme fussent en lui-même une seule et même personne, ce qui Tobligeoit a nier que la sainte Vierge fût mère de Dieu. H est condamé dans le concile d'Ephèse, troisième général ou œcuménique.

Eutychès, abbé de Constantinople, confondoit les deux natures de Jésus-Christ, et disoit qu'il ne s'étoit fait qu'une seule et même nature de sa nature divine et d« Thumaine : lui et Dîoscore, patriarche d^Alexandrie, qui le soutenoit, furent condamnés au concile de Chalcédoine, quatrième général.

Aërius, prêtre arien, rëjeloit Fépiscopat, la prière pour les morts, et \es jeûnes réglés, et quelques autres observances de l'Eglise, et il ajoutoit ces erreurs à l'arianisme.

Pelage et les Pélagiens nioient le péché originel, et ne reconnoissoient pas la nécessité de la grâce intérieure. Les demi-Pélagiens, sans auteur certain , confessoient le péché Bl ne nioient pas la nécessité de la grâce , pour accomplir l'œuvre de notre salut; mais ils disoient qu'elle se donnoit selon les mérites précédents, et que l'homme commençoit son salut de lui-même, sans la grâce. Les Pélagiens et demi- Pélagiens sont condamnés par divers conciles particuliers, tenusà Milévi, à Carthage, à Orange ,etc., approuvés par les papes saint Innocent, saint Zozime, saint Célestin et saint Léon.

Vigilance, réfuté par saint Jérôme, rejetoit l'invocation des €aînts, et le cuite de leurs reliques. Son hérésie s'est dissipée d'elle-même.

Les Iconodastcs ou briseurs d'images, ôtoient aux images .de Jésus-Christ, de sa sainte mère et des saints , le culte relatif, et les brisoient , selon leur nom. Ils furent condamnés au concile de Nicée II, septième général.

Bérenger nioit la présence réelle et la transsubstantiation. Il est condamné par divers conciles, et par les papes Nicolas 11, et Grégoire VIL

Les Albigeois renouveloient les erreurs des Manichéens, et les Vaudoîs celles de Vigilance et d'Aërius, que les Albigeois euivoient aussi. Tous nioient la primauté de TEglise romaine, qu'As lenoicnt pour le siège deTAntechrist. Ils sontcondani'

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nés en divers conciles provinciaux et généraux , burtoutpar ceux de Latran II, et IV.

Jean Viclef enseignoil la même erreur, et nioitla transsub- 3tantiation. Ses erreurs, au nombre de quarante-cinq , ont été condamnées au concile de Constance.

Jean Hus, condamné au même concile, blâmoH la souslrac- Jon de la coupe. Viclef et lui soutenoient qu'on perdoit loule dignité ecclésiastique et temporelle, en perdant la grâce, et que les sacrements perdoient leur vertu entre les mm des pécheurs ; ce que les Albigeois et Vaudois croyoieni aussi.

Les Bohémiens étoient disciples de Jean Hus, et ^e pariageoient en diverses «cctos.

Luther, entre autres erreurs, nioit le changement du pnifi au corps.

Calvin nioit la présence réelle ; et 'un et Tautre renoi/veloient les erreurs de Vigilance, d'Âërius, des Iconocl^: avec beaucoup d'autres.

Les Ubiquitaires croient Jésus-Christ présent partout, selon la nalure humaine : ils font le gros des Luthériens.

Leiio et Fausle Socin , Italiens, sont chefs des Sociniens, qui ont ramassé toutes les erreurs ; celles de Paul de Samosale , celles de Pelage , celles d'Aërius et de Vigilance, celles de Bérenger , avec une infinité d'autres. Ils nientFéternité des peines d'enfer, etc.

Arminiusct les Arminiens ont été séparés des Calvinistes, et sont condamnés au synodes de Dordrect , principalcmenl pour avoir nié la certitude du salut et l'inamissibilité de la justice. Ils sont fort suspects de socinianisme, et comme 1rs Sociniens, ils penchent à rindiiîérenee des religions.

Les Tolérants, répandus dans tout le parti protestant, son! de même avis , et soutiennent que le magistrat n'a pas pouvoir de punir les hérétiques.

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