‹ Histoire des variations des églises protestantes, suivie des avertissemens aux Protestans, sur les lettres du Ministre JurieuChapitre 10 sur 55 · CONTRE · texte numérisé non relu

CONTRE

L'HISTOIRE DES VARIATIONS

U êàMXr BASft L^ioLISE KOUAIKE, §ELOff CE WHIlTEB : I.E FlRlTlSME ETABLI DAIS LA «iPOKME FAK LES MIKISTftES CLAUDE ET SVtHEV ^ ftELOV LA DOCTRIIVB DES QVAREKS : TOOT LE PARTI FEOTESTAHT EXCLUS OU TITEE D^écLtSE FAIl M. JU1UE0.

.H .Ui ■' I .Il II I' I ■ tsss^ams: r"'i i.>ui

IIL> AVERTISSEMENT

SOK

Le salut dans P Eglise romaine^ selon ce mi-^ nistre : le fanatisme établi dans la Réforme par les ministres Claude et Jurieu^ selon la doctrine des Quakers : tout le parti protes-^ tant exclus du titre ^Eglise par M. Jurieu.

^f^mnf»^*/^^^^^^

Uhe des promesses de FEglise, et ceUe qui fait \ le mieux sentir que la vérité plus puissante que cctaveniMetoutes choses est en elle ; c^est qu elle verra ses mentQoede ennemis et même ceux qui la calomnient, abat* ^'^▼««<*»™'''

* ' . nistre on le

tus à ses pieds , V appeler ^ n^algré quHls en aient , ^nve dans la cité du Seigneur j, la Sion du Saint d Israël (0, l'Eglûe lo- Personne , je Toserai dire y tisl jamais plus indi- ^^^^^ ^^ y^^i^^ gnement calomnié TEglise romaine que le ministre qu'il tAchede Juriea ; et néanmoins on va le voir forcé à la ' ^^^^ . reconnottre pour la cité de Dieu , puisqu'il l'avoue pour vraie Eglise qui porte ses élus dans son sein , et dans laquelle on se sauve, U nie de l'avoir dit j

Oyi^. Zli. l4* ApO€* IL 9. lU. ^.

s54 TROISlkMS ATEKTISSEUKirV

et peut-être voudroit-il bien ne Tavoir pas fait. Mais noufalloôs vms ii¥)ntr«r, et celai te nous sera point fort difficile, premièrement , qu'il Fa dit; seoondeitent; ^'îl faut qu il le dîs9 encore 9ne ffîs , etqu^il {ustifie FEglise romaine de toutes lei^calômnies qu il lui fait lui-même , à moins de renverser en même temps tous les principes qu il pose , et en un mot y tout son système de TEglise. « Je n*ai » p^S pu négliger , dit-il (0 , les deux accusations » que M. Bossuet me fait dans son dprni^r livre p ( c'est le XV* des Variations) de sauver les gens » dans le socintanisme et dans le papisme. Peut- 9 être, continuerai! , aurois-je pu me passer ,de » répondre sur la première accusation ; mais il » est fort nécessaire de repousser la seconde : c'est )• que, selon le ministre, on peut se sauver dans » FEglise romaine ,, .et. qu ainsi c'est une grande » témérité d'en sortir ». Vous. voyez , mes Frères , conune il ^' élève contre cette accusation : . avouer qu*on se sauve dans le papisme , c'est selon lui un si grand crime , qu'il trouve plus nécessaire de $*en défendre , que d'avoir mis le salut parmi les Sociniens: mais, malgré ses vaines défaites^ Vous l'ave» vu convaincu sur le dernier. chçf, et vous pouvez présumer de Ik qu'il )c sera bientOi sur l'autre, n. La preuve en est concluante, en présupposant

Oacl*EgU»e i^ distinction que fait le ministre , de l'Eglise Fangceptrlc Considérée selon le corps, et de l'Eglise considéviinistrepar- réç selon l'ame, La profession du christianisme té» qni*ilap- ^^^^ pour faire partie du coi'ps de l'Eglise ; (ce

(•)£etr. XI. Si.

SUE LES LBTT&ES DS IC ITTllCV. I§S

^*il avance contre M. Claude y qui ne cdmposé P^^^^ ^^^'"^^ le corps de FEglise que de véritables fidèles) vtLt^d^c*^ mais pour avoir part à Tame de FEglise , il faixt mou être dans là grâce de Dieu (0. m L^EgUse ^ <|î^ '* ]• ministre (^) , est composée de corps et d*ame i 9 OU en convient dans les deux commuuious :

a l'âme de l'Eglise est la foi et la cUarifcé ».

Pour dédder maintenant , selon ce ministre ; ce qui donne part à Famé de TEglise , ou , comme il parle en d*autres endroits ^ ce qui rend les so^ détâ >vimntês ^ il ne &ut qu'entendre le même ministre dans son système, k Premièrement nous » distinguons les sectes qui ruinent le fondement, » de celles qui le laissent en son entier : et nous ^ 9 disons que celles qui minent le fondement sont ;» des sociétés mortes ; des membres du corps de 9 l^glise k la vérité y mais des membres sans vie y ^ et qui n^ayant point de vie n'en sauroient » communiquer à ceux qui vivent au milieu n d'elles (3) ». Par la raison opposée^^ les société où les fondemeus sont en leur eutier y ont la vie et la communiquent ; et voici quelles elles sont selon le ministre. « Nous appelons communions » vivantes les Grecs , les Arméniens , les Gophles p 39 les Abyssins y les Russes y les Papistes et les Prb* » teslans. Toutes ces sociétés ont forme d'Eglise : a elles ont une Confesàon de loi y des conducteurs^ » des sacremensy une discipliné : la parole de » Dieu y est reçue, et IKeu y conserve ses vérités » fondamentales ». Vous voyex qu^ range- les Papistes avec les Grecs et les autres , qui y selon

0) Far. Uu. XYy n. 54. — (») Sytt. p, lo. — W Uid. % 47.

1^6 TROISlilUB ÀTE&TIS8EMENV

lai^ ont conservé les vérités fondamentales, et parmi lesquels poar cette ' raison il reconnoit qn*on se sauve par la vertu de la parole qiii y est préchée : car c'est là son grand principe ^ comme vous Favez déjà vu dans TAvertissement précédent (0^ et comme vous le verrez de plus en plus dans la suite. Voilà ce qu il appelle les sociétés vivantes.

Il raisonne de la même sorte dans ses Pr^ugés légitimes W. « L'Eglise universelle s'est divisée en » deux grandes parties , FEglisè grecque et FE- » glise' latine. L'Eglise grecque , avant ce grand » schisme y étoit déjà subdivisée en Nestoriens, » en Euty chiens y en Melchites, et en plusieurs »- autres sectes. L'IËglise latine s*est aussi parta- » gée en Papistes^ Yaudois, Hussites, Taborites^ » Luthériens» Calvinistes, Anabaptistes , divisés » eux-mêmes en plusieurs branches. G*e$t une er^ » reur de s'ima^giner que toutes ces différentes » parties aient absolument rQmpu avec Jésus- » Christ y en rompaat les unes avec les autres ». Je ne m'arrêterai pas à Tignorance de votre mi* nistre, qui, en comptant les Melchites paritii les sectes de TOrient, les oppose aux Nestoriens et' aux Euty chiens, sans songer que le nom de Melchites, qui vent dire Royalistes, est celui que les Euty chiens . donnèrent aux Orthodoxes, à cause que les empereurs qui étoient Catholiques, autorisoient la saine doctrine par leurs ^dits, et au contraire proscrivoient les Euty chiens : ce. qui fait voir en passant que ce n'est pas d'aujo.ui:d'hui

0) /. AfCHUsem, ji, 43^ — {*\ Pr^^ lé^u h part, p^ 6.

svm hZê L^tf&ts JDB If. xunisti. iS7 que les hérétiques, qui n'ont pas pour eux les puissances, lâchent de tirer aTantage de cç qiM| l'Eglise catholique en est protégée. Mais, laissant à part. cette remarque, arretons-^npus à cette .pa«^ rôle du oiinistre : //* ne/aut pas croire çua truies ces sectes^ (ce. sont celles qu'il vient de nommer, parmi lesquelles il nous nm^) en rompant sen^ ire elles , aient rompu absolument- anfec Jésus^ Christ. Noua avons observé «iUeur» (0 que, çui ne rontpt pas an^ec Jésus* Christ^ ne rompt pas , pour ainsi parier, avec le salut et avec la vie^ et qu^aussi pour cette raison le ministre a compté ées wod&éB parmi les sociétés viiHsnies^ sans s'é«^ mouvoir de Tobjection qtt'ôn»leur£ùt.<2c rem^nser le Jbndenient par des conséquences. 4fU* ils nient; ce que le ministre pousse si loin , qu'il osé bien dire C^), « que les Euty chiens : reaversopient » le fondement, c'est-à-dire, rincarnation du » Verbe, en supposant que Ip Yecbe s'étQit:falt > diair non par voie d'ass&mption, mais par y^ie 3» de changement, comme rjûr se fait ^au, et V l'eau se .fait air; en supp<)saat .que l&tgiatux^ « humaine étoit absorbée .dans la t nature divipe., » et entièrement confondue*. Si tel a été leur » sentiment, c6ntinue-t-ii , ils ruinoient le my&- » tère de rincamation ; Ti^aô& c'étoit seulement a par conséquence : car d'ailleurs ils reconnois* ». soient en Jésus-<!Shristdivinité et humanité, et ils » avouoient que le Ver^eavbit pris chair réeUe- » ment et de fait »« Cette doctrine du min^U^

l58 "TROISliiKB ATlRTlSSBMEirT

nr rincarnatkiii paraîtra étrange aux tbédfX'* gifns; mais ce c{u'il dit de Nestoriiur pe Test paa moins : tt Si Pf estorins a cru qu'il y a dans Jësùs* 9 Christ deux personnes, aussi bien qu^ deux iia« 9 tures , son hérésie étpit notoî/re ; . oqiendant 9 elle ne déiniisoît rincamatioo que par oonsé^ » quieace<: cair cet hérésiarque confesaoii lûa ré^ » dempieur. Dieu' béni éteroeUeiacnt avec lo » Père 9 : d*où il i€oùelut ^ « qu'il est aisé qud y Dieu se conserve des iélus dans ce» sortes. d« ^ sectes, parce qu'il j a dans ces coiunumoAS À mille et mâUe gens qui ne YOni point jusqu'au» 9 ooaaéqpeùotB f et d^auires qui y allant les re^ 9 jettent fonneliement 9^

. le ne veux point idispiiter avec le Inin^tnè aux la doctjnine de Ncstonus et d'EutyxJiès , ni s'il est permis à des gens sages d'en croire plutôt des auteuxv inodemesi qui viennent les exciàer'après douie cents ans> que 1^ Pères tpi ont véclx ai^ec eux et les ont^ouïs , et* que les condles d'Ephèse et de Cbakédoine, oè leur cause a été' jugée. MAis qu'^en '6iup|kMkiiM leur erreur telle qu'on ^nt 4è la raj^rter, on s'en puisse contenter jusqu^à ies sauver de détruire fûrmeliement l'In»^ tarnajtion; c'est ce qu'aïucun Catholique, aucun IjUthétien , aucun Oslviaiite n'avoât osé dîre. Les termes itaémes y rfiâstent; puisque tlneaniaction n*ét»nt antre -chose iquei deux natures nnies en la mèm% personne di'vim,pour peu qah Ion* divise ia personne , ou que i'on confimde les natures , le nom même d^lncamation ne subsiste plus. On

8Uk LES LCTTRfeS DB X. tVRikU. t S9

irâTe Béamnoi» ces hérétiques; ott siraVe, dà»- ^ je y les Nestoriens , ou les Eutychiehs , Uien qu'on ârotie qu^s renversent le mystère tle FÏircariiititkm^ tî«st-à-dire/bîea qtfxm âvbue qnlls rèiî* ^versent le ïondement de là rédempticm do genre iittaaîn. t)n traite snssi favorablement ceux qtd font nattre le Fils de Dieu dans le tetops> et iseufemmit mn peu avant la création du monde (')• Si ècfuk-1^ coiiservent le fond de lu Trinité , il ne faut pins s^étohner tjn^on fa^ aussi conserver ie fond de Fliictrmàtion à tenk qui divisent là personnéMè l^^s -Christ]^ Un Idi ètent ses deui natures ^ iek àbsorbatit Tune dans fantre , comme parie M. Jurieu. To^t e^t permis à ce prix :Te mystère* de lâ^iété est anéanti ; la théologie n*est qtié dans lesîhèfts; et les bâ^tpies lé^ {dus pervei^ ^nt ûitfabdokés/Màis'Ials^iîs tÀà: ce dont nous avoias ici fccsoîn , c'est éé ce principe du minisire ; qn*i): ne' faut point imputer lès conséquences^ qui lés nie. Sur ce principe il a 3it;' et it a dA dire ^é l'Eglise romaine étoft comprise parmi les sociétés vivantes , ptdsque sdionlùi eiie ne renverse 'Aucun 'des^londemens de la foi ^ et que si on lui impute de les renversée, par des conséquences , ' on doit répondre pour elle y ou qvielle ri y entre pas, ou quelle lés nie; ce qui en e0et est tri^s- véritable : de sorte que , pour parler avec le ministre, i7 est aisé à Dieu de s*y conserver Ses élus.

A la vérité, il est honteux à la Réforme de ne ^^' , sauver lés enfans de TEgUse catholique qu avQti «oils dgm te

(') /. AvtrL n. G et suiy.

i6o .«&o;i<ikitB AVfeBtissEXEjrY ■enlemmU- ]^ NestorieiiB et leg Euty^cfaieBs; et inrec taat montrerqu'il à's^tTfè sectes répmuvées} Cela, dt&*je, est bon^ ti*a pas pu teux à Ift Réforme : car pour nous notre témointta^u dans ff*^^ vient de plus haut ; et quand tous les Pro- , la commu- testans conspireroient à nous damner ,• notre salut luon de rE- ^'^^ seroit pas moins assuré. C'est à eux qu'il est n«. avantageux de nous mettre au rsmg des vrais udè*

les^ quoique ce soit, avec ceux envers qui il ne iaudroit pas être si facile ^ et dans la. ^aine que M. Jurieu a contre nous ^ c'est.une espèce de mi* racle qu'il ait pu être forcé à cet aveu. Voici comme il s'en défend , et voici en même temps comme il en est convaincu. «On accuçe^ dit-iL(0, » M. Jurieu d'avoir franchi le pas, et d'avoir 3» avoué rondement qu'on peut se sauver dans » l'Eglise romaine. En quel endroit art-îl donc » franchi ce pas? NV-Jt>tl pas dit. partout que le » papisme est un abominable paganisnjtey et que )> ridolâtrte y est aussi grossière qu'ell^^ éj^^^t au- » trefois à Athènes » 7 II Ta dit , je.le^cçnfesse i il passe outre ; et après, avoir exagéré nos idolâtries avec l'aigreur dont il a coutume d*acc'omp.agner ses parole^, il continue en cette sorte i » N*a-t-il pas dit y ce ministre qu'on accuse de » reconnoitre qu'on peut se sauver danslISglise » romaine, qu'elle étoit cette Babylone de laquelle M on étuit obligé de sortir sur peine d'éternelle » damnation y par le commandement de Dieu : » Sortez de Babylone , mon peuple » 7 II a dit tout cela y et il a poussé ces calomnies au. dernier excès. Mais avec tout cela Dieu est le maître.:

Dieu

sut LÏS LETtrRCS DE M. JUHIEU. l6l

Diea force ks eûnemis de la .vëritë et les calom^ niateurs de son Eglise y à dice pluâ qu ils he veu» lent : et tout -en calomniant FEglise. romaine de la manière quon voit, il faut qu*il vienne aux pieds de cette Eglise avouer qu*on se sauve xlans sa communion^ et que les enfans deDie^iaont dans son sein*

Les deux raisons qu'il allègue pour se défendre !▼de cet aveu , sont , premièrement , que l'Eglise ^^ *^^ romaine y selon lui,, est idolâtre; et secondement, buée pw le qu'elle est TEglise antichrétienne. Pour conunen^ ve^u^ * œr par l'idolâtrie, voici les paroles du ministre": iiiai]ie,ielon « l'Eglise, dit-il (0, dans le cinq, le six, le sept *" n'emp*- 9 et le Iniitième siècle, adopta les divinités d'un ^*Jy Mave. 3» second ordre, en mettant les sain ta et les mar- 3i ftjrrs sur les autels destinés à Dieu seul; elle j» adora des reliques ; elle se fitdes images qu elle » plaça dans les teipples, et devant lesquelles elle » se prosterna. C'étoit pourtant la même Eglise , » mais devenue malade , infirme , ulcéreuse ; vi- » VAUTB pouRTÂHT , parce que la lumière de TE* j» vangile et les vérités du christianisme demeu- » roient cachées, m^snon étouffi^essous cet amas » de superstitions ». Voilà donc en propres termes TEglise vivante , malgré ses idolâtries envers les saints , envers leurs reliques , et même envers leurs images. Il n'y a point ici d'équivoque : ce^ que le ministre appelle Eglise vwante , c^est l'Eglise oh sont ceux qui. vivent, cest-à-dire, les vrais fidèles; ceux qui participent à l'Eglise, noh-

(0 Prttj* légit. I. part, ck. i , /?. 5.

BossuET. A vert, aux Prot, i. 1 1

x6a . TEOXSlklfB A.TE&TI88EMB1VT

•fleulèment selon son corps, c'est-à-dire , sdion là

profeasioli extérieure de sa foi; mais enoore- selon

son ame , o'est^k-dite , selon la foi et la charité ^

comme on a vUi Si donc TEglise est vivante mal«*

gré les idolâtries dont -ùti Taccuse , oes idolâtrie^

nlempéchent pas que la foi et la charité ne s*y

trouvent, ni par conséquent qu'on ne s'y sanve.

T. J'avois produit oe passage dans THistoire des

VaiM éai- Yni-iations (0 i mais le niinisti<Q U passe soils bi*

du miniflre, lence , et se contente M s écner en oette sort^ i

quiti'oppcMe ^ Quelle hardiesse fatat*il avoir pour avancer

jtûetanxbB» **' qtt*uû auteur qui dit tout cela » , c'est-à-dire,

sages tirés dé qui dit entre autres choses que l'Eglise romaine

!r* .^y est idolâtre, « a franchi le pas, et avoué ronde-

dont on lac- ' *■ '

cable. » ment qu'dù peut ûe sauver dallB rEglisé i^o-

M maitie? U faut avoir un front semblable à celui ji du sieur fiossuet (^) ». Il est en colère ; vous le voyez : mais cela n'est rien en comparaison de ce qui parolt dans la suite, lorsqu'il dit <c que bien » des gens mettent ce prélat au noMbre des hy- » pocrites qui connoissent la vérité », et qui la trahissent sans doute ^ en pariant contre leur conscience ; ce qu'il répète encore en d'autres endroits. Que lui servent ces emportemens et tous ces airs de dédain qui hii conviennent si peu 7 II voudroit bien avoir avec moi une dispute d'injures , ou que |e perdisse le tèmjjf^s à répondre aux siennes ; mais ce n'est pas de quoi il s'agit. Puisqu'il se vante de répondre à 1 accusation que je lui fais de nous sauver malgré nos idolâtries prétendues , il faudroit répondre aux passages dont je

SV% LES LET^RE^ DB M, lUEIEV. XÔ^

la soutiens ; et c'est un ayeu de sa foMesse de ne mettre que des injures à la pjiace du^e d^fe^sfr légitime.

Mais il ^a* être poussé bien pluç ftvaiit. Selon VI. lui, du temps de saipt Lëon l'idolâtrie étoit a^es ^«l'^^ï'éon,

..^».^.... quoique fort

grande dai^s l'Eglise pour e^ faire m^ ilglise ^î>n avant cngaticbrétieii^ie, et fairç de saint L^on l'^^tec^nsl g^àansTiàom|me ; et néanmçin^ le miaistr^ ^rjt ^§ p^rp}^ ^^^ ' ^^^ dau6 1^ treia^me lettre 4e çistte finnée (0 : ^ Peu? le ministre. 9 d^nt que J' Antéchrist f^t petij, il nq ruipg pa» » Tessepce de FËglisq^ ^on (car ^ i^feli plu^

» saint, et M- Jnmn l\ dégr»4^) Moq dp»c, et

9 quelques - uns de ses sqccess^ui^s fiirept 4'l^pn- 9'nétes geps , ailt^pt que Vlipunéteté et la piété » sont icompatild^ ^veç upp ambitiop p^içessive, 9 II e$t icerti^ii^ ^ussji qi^e 4e upp.tpmps T^gjiîse sa 9 trpuv4 engagée foet av^ ^t dass l idol^^»!^ du » cultç des créat^res, qi^i est qn d^s c^ractèpes » de Tantic^risti^niçipe \ e\. bien que Cfes uç^mxz » ne fMssent pas çpco^e ex|;réme$ , et ne fu$spnf 3» pas tels qu*ils Bkujfks^BST jia per^nne 4§ l4pPy n qui d'ailleurs avoit 4e bppn^s qualijtés ; c'étpit 9 pomlant assez pour -faire le§ cp^iipp^oemens 9 de l'antichristianisme ». Yo^s voyez 49T^^ qu'pu liest point damné, qjioiqu'pn soit no^-senj^i^^nt idolâtre , n^ais encore fort wtmt engi^gff d^H4 > ridoldtne du cj^Uft des créatures. Si oa Q'e$t pas^ du nombre des saints , et qu^il faillp rayei^ saint I/onde ce cataloguée , pn est au mpinsdu npmbre des honnêtes g^j^s ^ et fe vi^ de l'idolâtrie n est pas si extrême qu'op en perde }e salut.

• i^yteu. xni, de 1689, p. 98.

l64 - TROISIÈXE AYEKTISSEMElfT

Poiissk>ns encore. On a démontré dans le livre des Variations et ailleurs (0, par les paroles ex« presses de saint Jean ^ que la béte et l'Antéchrist ont blasphémé et idolâtré dès leur naissance, et pendant toute l'étendue des 1 360 jours de leur durée. Le ministre a voulu le dissimuler , pour n^étre point obligé de reconnottre ces attentats , du temps et dans la personne de saint Léon y de saint Simplice, de saint Gélase, et des autres saints pontifes du cinquième siècle ; mais à la fin il a fallu trancher le mot. « Il est certain que dès » ce temps commencèreiit tous les caractères dé » la béte. Dès le temps de Léon les Gentils ou » Païens commencèrent à fouler l'Eglise aux » pieds ; car le paganisme y qui est le culte des S) créâ^tures^y entra. Dès -lors on commençai à » blasphémer contre Dieu et ses saints; car ôter » à Dieu son véritable culte pour en faire part » aux saints y c'est blasphémer contre Dieu W »• Voilà donc le blasphème et l'idolâtrie antichrétienne établie sous saint Léon. U n'en étoit pas exempt, puisqu'il étoit lui-même l'Antéchrist : et en effet, il est constant qu^il n'honora pas moins les reliques , et ne demanda pas moins le secours de la prière des saints , que tous les autres. Voilà donc non-«eulement un idolâtre, mais encore le chef de l'idolâtrie antichrélienne dans le nombre des élus ; et Tidolâtrie n'empêche pas le salut. Vil. Mai^ est--il possible , direz-vous , que notre mi-

L'idoUtne , ^jg^j^g g[j[j. jj^ çgg choses , lui qui avoue à Fauteur

•elon le nu- ' ^

(0 Apoc. XI, XII, 6, i4- Xixi- 5y 6. ^ar» /iV. Xiii, n. ^i,jipo^ cal. Averties, aux Proust, n. 2j, 28. -^ {*) Letu xux, p, 99/3 c«

8UK LES LETTRES DE ».. XTTElEtJ. l65

des Variations que ridolâtrïe^ ui>si grand biais- mstre.ii'eBiphéme contre Dieù^ n*a point d'excuse , et qu'on P^<^"« P»» fia jjàmais eru nippisé qu'on pût vauver un ido* Pieuve par lâtre soÊÛ prétexte de sa Imtoefàii^)! N'est -il l'idol&«xicatr pas vrai qo!il a* écrit ces paroles ? Je l'avoue 1: il péresduquales a écrites dans Fonzième lettre; mais néan- uième siècle. moins dans la treizièone il a excusé saint Léon qaoiqu idolâtre et chpf de Tidolatrie. Bien plus^ on lui a fait voir que sur le sujet de Thonneur des. saifits ^ saint Léon n'en avoit dit ni plus ni moÂDS qu0 saint Basile ^ que saint Chrysostôme, que saint ÂXnbroise, que saint Augustin!, i que ^aint Gr^gQire de Nazianze, et tous lei autres Pères du .quatrième siède^ qui, selon lui, ne sont pas seulement d'honnêtes gens, conûne saint Léon> mais encore des saints. Le fait a passé pour constant , et voici: lés paroles du ministre W : «Cent ans avant saint Léon l'adoration des » saints et des reliques étoit inconnue. Quinze » ou vingt ans après, on commença à en vbir » quelques vestiges dans les écrits des Pères ; »' mais ce ne fut rien dé considérable avant la fia JB du 'quatri^e siècle » . Laissons-lui arranger à sa fantaisie toute cette histoire ; et en ne prenant que ce qu'il nous donne , posons pour principe certain , que ce qu'il appelle idolâtrie f et adoration des reliques, étoit devenu considérable sur la fin du quatrième siècle où. ces grands hommes fleurissoient. Non - seulement ils souf* iroient , mais encore Us enseignoient cette idolâ« trie : ils préchoient les miracles d<mt le démon ^

(>) Ldtt. zi. p. Sa. -^ {*) ihid.

l56 TROISIEME ATEUTISSSMB^T

dit le ministre^ fascinait les yeux des homntt^ pour Fautoriser ; ^t Hest certain, dit M. Juriett (<), ^éè ce fat «en -esprit trompeur ifui ubasa saint Am^ Croise j et qui lui découvrit àes telàfues (ce furent belles de isaiht Gervais et de saint Protais C^) ) pourvnjfinredes idoles. Voilà donc nott^seulement nn adorateur de Fidole, mais celui qui Férige dans la maison dé Dieu , et que le diable ubuso pour ie fàiné servir d\)t^nt^ à ïitàfiété^ âunotai^ bre ées «liùts. Saint Au^tin ettfre en f^e^ de ce criaiey f>uisqu*il le m^^poHe^ qu'il le lou^i qu'il leconsaCTe. Vbilà donc des saints idolâtres { et ridoiâirve , loin d^'étre un cx^ftne q\iii danM^ y n'empébhe même plus qu'on 60it saint, vin. Le «ministre a prévu cette objection > et vô4d

Ccucobjec. ^jjj^,jy^g ji ^ i^ fojt ^ lui^ni^e (5) : a Yow avonet

tion méprisée, elle fait » que l'invûcatiôu des saini<$ a plus de ^uae cents

confirme par 5^ jans«ur kt tête c cefc 4ie vous ftèt-il point ^e

le ministre. ^ * .

tt pemè y et ccrmméiit pouvez; * voué croire njan ^ Diett 'ait teissé téposefT son ËgKse !^r lïdcif(t3ri« » depuis tant de siècles »? Il n'y a personbe qui ne fréttitt à téne semblable oi>jectÂ^n> ^ né <rû^ qu'il n'y a de «abit ^% nier le fisâft ; «oaSs ie mihisl^rè àc<50i^e toui> et «râs ^'âoB0e(r^ « Nou$ » rëpofâdOns , vlft-$l> <]pie nous he^a^tts poiM res^ -j) 'pèoter l'^nti^té sans vérité. Nous ne sommes ii poîrft étonnés de voir Une sS vieflle ïdéftâtrle » idans l'Eglise, parce que cela nous -à été fbrmtel* » lefnetttpt^dit : il faut que ïidolàtriel'ègne dans

• ( 0 Ace, des Proph. p, 166. -* (*) Apocal, AuertisM. auxProiesê^ n. 36. — (5) w^/Toc. Avcrt, sur Us Proph. n. 39. Jur. Lctt. xvii. c/e la i.ann,p, 139.

» l'Ef^ise chrétienne lafio ans ». Voilà doncTéiat de TEgUse dès le quRtrième aièdé. Dans le siècle de saint Basîie , de saint Ambi:Y)i8e et d^ saint Ghrjsostdme, l'idolâirie régnokf FEgiisese rspo*^ soit sur TidoUUrie : on se saoroit néanmoins ; on panrenoit i la sainteté dans oet^e Eglise oti régnoit ridolfttrie y et qni se reposoit dessus. Il ne faut donc pins alléguer Tidolâtrie de l'Eglise pour BMmtrer qu'on ne s^ sauve pas.

Quelqu'un me dira pent^être : Tai trouvé dans IX- M. Jnrieu la résolution de cette difficulté. « L%- ^^^^""^ ^^

M. Junea ,

» yéque de Meauz^ dit-^il (0, ré^téla vaine déda- qmsedétniU » mation tirée de ce qu'en accusant le culte de ^^ ^'«^-mf*

, -, me. Etat da

» l'Eglise romaine d'idolitri^ 7 cette accusation cult« des » tombe ttécessairement sur les saint Ambroise et «amtsdaiule 9 les saint Augustin y les saint léi*6ine , les saint ^^^^'^ » Gfégoire de Nasianse , et sur tous les cbrétiens i> de ces siècles, qui ont vénéré les reliques et » invoqué ies saints n* La déclamation est pres^ sani» sans doute ; mais voyons si le mipistre, qW la méprise y osera du moins nier le &it qu'en jr avance sur ie sentiment des Pères du quatrième aiède. FoînC du tout. Voici sa réponse ; Noos avoïïu répondu à cela bien 4esjkit. G eu est «ssez pouar tromper les ignorans ; il ne f^mt que leur dire <{uV>n y a répondu. Mais qu'aves-^'Vous répondu 7 Que dans ces siècles il n'y avpit point de snpentitions des reliques y on d'invocation des saints! Non. « Nous avons répondu ^ dit-i}, que » dans ces siècles la superstition des reliques et de

(0 l0tt. XX. au comm, p. 3] 5.

lG6 TEOIfilÀMB AVEUTISSZITBNT '

3» rinvocation des-saints n ëtoit pas encore montée 3> au degré de ildolâtiie où elle est arrivée de«- » puiS) et que Dîeu a toléré quelques sortes de ». superstiticyis dans ces grands hommes , qut » diailleurs out rendu tant de services à rEj^tse »« Quelle misère de gauchir toujours, et de noser îamais parler franchement dans une psiatière de religion ! Cette superstition des reliques, o^Ue in^ vocation des saints, qui étoit alors , et qui selon vous étoit pratiquée pajr les saint jixigustin , par les saint Ambroise > par les saint Basile et hs autres, étoit- ce une idolâtrie , ou n'en étoit- ce pas une? Si c'en étoit une, ils sont damnés : si ce n en étoit pas une , nous sommes, absous. Ou, peut-être , c'en étoit une , mais non encore dans le.degpré qu'il falloit pour damner les hommes; et il y a une idolâtrie, c'est*à<-dire , un transport du culte divin à la créature qui ne damne pas , et qu'on peut si bien compenser par ^autres services, que Dieu n'y prendra pas garde; comme s'il poHvoit y avoir un service agréable à Dieu clans ceux qui rendent le culte divin à la créature. Qui jamais ouït parler d'un égarement semblable? Mais encore que manquoit-il à l'idolâtrie •de saint Augustin et de saint Ambroise 7 à celle qui selon vous régnoit alors, et sur laquelle on se reposoit? Que votre ministre ne vous dise pas que cette idolâtrie n étoit pas publique : car qu'importe, premièrement, qu'elle soit publique? Estce que l'idolâtrie qui se feroit en particulier ne damneroit pas ? Micbas cesse-t-il d'être idolâtre ,

SI7& LES LETTRES DE M. TTIIirKxr. 169

à cause que Fidole qu'il servoît étoit dans sa mai^ son (0? L'Ephody dont la maison tle Gédéon se £t une idole , ni^rita-t-èUis. mpins ce nom y parce jqu elle ne fut pas posée dans: uh temple ^ et que ^onles ap])arences ce faux cplierprit commencement dans une famille pdrtîcdlière?iQuelle erreur donc de vouloir excuser les Bères:«t les chrétiens du quatrième et cinquième siècle , sôiis prétexte qu^ils n'idolâtroient qu'en paitlcufier? Mai6 d'aillenrs^ quelle iUuaioo; dTôser.iumfr dire que Tidolâtrie i^' étpit pas piddique , pendant qu'on nous avoue qu'elle étoit. 'régnante' (a)? pendant qu'on la reconnott dans^les sermons de cecrMi^^, qui sans doute étoient publici' et se feisotent dims les Eglises et dans l'assembléedes fidèles , et fki-soient al^^rg, çoci^me maintenant et toujours»/ une partie essentielle du c^te divin ; et non-seulement dans leurs sermons, mais encore dans leurs liturgiesy dans les Eglises où ils aenroîént Dieu, dans les oratoires des niartyrs, et jusque sur les autels ^ o& leurs reliques étoient déposées par honneur comme dans le lieu le plus isaînt du temple de Dieu? « Qu'on mette, disoît saint Ambroise/.ces » trîomj^antes victimes dans le lieu où Jésus* » Christ est l'hostie ». a Les fidèles, dit saint Je- » rfime, regardent les tombeaux des saints mar- D tyrs comme des autels de Jésus-Christ » . « Nous » honorons leurs reliques , dit saint Augustin , » jusqu'à les placer sur la sublimité du divin au-

(0 Jud. XTii. 4* — (*) ^l^' 3LY de lai, €mn» p. laS. Aec» des Proph. I. part, oA. i4> ^c, Vàt* liy, vu, fh a3 et suif.

I^O TROISIÈME AVEBTISSEMEITT

» tel ». Voilk^ ce me semble^ pour né pas appuyer sur Faittsl et sur le sacrifice dont il ne s'agit pas ici; voiik pour les saints et pour leurs reliques une vàoitfradon assez marquée , assez publique ^ asses solennelle : et ceux qui, non contens de la leur rendre , la pr^hent avec tant de fprc0^ • ne laissent pas d^étre saints.

Et qu on ne nous dise pas que les saints n^a* voient point idoni d*orlitoires , ni de diapelles : car an démettre d'aceord qu'ib en aVoient au quatrième et ânquiètne «iède (0 ; et encore qu'on os^'4ire que la sainte Vierge n*en avoit pas dans œs d^ux siècles ^ c*«st une ignorance grossière ; puisque le cokuâbs d*Epliè$e > comme il {larott par ses actes, BêI assembh! en 43o, dans une Eglise appdiée Bfmria {^>^ du nom de la sainte Vierge , qui aatis doute ne fut pas construite alors pour ;f tenir le oonoife.

Qu'on ne diaepas que «es Pères n'employoient pdint em/ers Dieu les mérites des saints^ car, au coniraine, on oonvieiit que cTest par4lL que Ton commença, ic Dans le ebmmencement , dit M. Ju- 9 rien (?), les piières s'aduessoient au 'Dieu des » mart JT1B , par rapport a«x mérites et aux souf- » fhmoes des martyrs ».

Qu'on ne due pas que du moins TEglise n'avoit pas été avertie de la prétendue erreur de ce culte : car elle i'avoit été par Vigilance , que saint Jérôme mît en poudre xiès sa naissance; et toute fEg^se

0) Jwr.Mâ»^^^)Cone.Epkes, Ad. i, etc, LabbA. m, ooL 44^

SUll^ LES LETTRES DE |l> JURIEU. I^t

d*alors prit tellement le parti de ce saint , que depuis on n entend pas seulement parler de Vigi-' lance ni de son' erreur.

ypilà donc en tout et partout la prétendue ido» latrie de ces temps-là danis le même état où elle a été depuis : <et quand tout cela ti^ seroit pas , se prosterner devant les r^^îques^ 4?t demander des prières au& niaHyrs; les appeler des remparts et des forteresses y ce que M. Jurieu appelle le culte des Màoziioeis éprk son auteur OlosefAi Mède (0 ; te quelque sorte qu on le fesse M partîcfedier ou en public > dans TEglise^ dans les cimetîèreSy ou dims les maisons ; c'est toujours une idolâtrie^ selon les mi^islne6> toujours pair conséqueM un crime dtotfnnable; t^ quand ceoje idolâti*ie ne se-» roft pas assez fonaiÀ; au quatrième «;iècle , 4elle Vé^ toit au cteqittîètifte y et sous saïnt L^on , que néan^ moins on n Me danmiér non plus que ses proohmns sucoessettrfc^ Votre ministre {Mroftonce kd - même t( que le ftux culte des ^aiiâs «t ia doctrine des ^ seo<mds intorcesseuiTs ijtoit «i bien formée dans 9 les parties de Tfaéddoret eu Tan 45o l^i u, qu il j en avoîft usseft pour constituer dès^lorsl'figtise untichrëtienne^ ^^ssezd'adhénÈfice à cette erreur dans saiot Léon pour en £dre un UHteohrist formé, sauvé toutefois; et voflà encore însenaîidemeBt la

seconde défense de votre ministre entièrement renrversée. Car, peut^îl dire qu'on ne peut trou* ver son salut dans une Eglise anticàrëtienne ^

{*) jicc. des Prop. /. part, ch, i5, etc. Lelt. xix de la i. an, p, 16,17. ^P<^' '^*'*'t. aux Prot. n. 28. /^or, iiV. xiii , n. a3 et #MiV. — W Aec, 11 , ^. I d , a 1 , 99.

173 TROISIEME AVERTISSEMElfT

puisque selon Im :on est sauvé, non - seulement

étant sectateur de FAntechrist , mais encore étant

rA.ntechrist même? Qui j^tmai^ouït parler cl'un

semblable excès*^ et que faut -il davantage' pour

appliquer à un auteur ce mot de ^aint Paul , que

sa folie j$st conBué h tous? Mais /allp!i:)s encore

plus avant ^ et ypyons comme le ministre a éta*

bli par principe^ le isalut uni avec l*ai^ticbristia-*

nisme. ,

Page 1