SUR LE REPROCHE DE L IDOLATRIE^ 28 S
c^est pour en conserver la mémoire ; mais opïe les °9^« ^îe :^ temples sont proprement dédiés à Dieu , comme '•™''^»*®«J*-
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les fêtes. C'est encore notre doctrine. Toutes les Daillé sur le
églises et toutes les fêtes sont également dédiées 'no^**'«"ou
à Dieu. On leur donne les noms des saints pour
les distinguer. Qu'on nous reproche après cela
les églises dédiées aux saints , et celle de saint
Eustache ou de Notre-Dame , plus belle que celle
du Saint-Esprit. Tout le synode de Thorn y de la
religion de nos Prétendus Réformés , a inséré
dans ses actes ^ qu'il s'étoit assemblé dans le temple
de la sainte Vierge , Dwœ Virgîms (0. Le même
synode parle encore du a 5 aoftt, romme d'un
jour consacré à saint Bartliélemi y Divo BarthxhK
lomœo sacra. Ces actes sont rapportés dans le
recueil des Confessions orthodoxes de Genève ; et
en passant y voilà non -seulement le temple de la
sainte Vierge, et la fête de saint Barthélemi, mais
encore le mot Uixfus , dont Daillé nous fait un si
grand crime. Car c'est y dit-il W y ériger les saints
en dieux tout court. Sur cela il prend la peine de
ramasser les passages oïl les saints sont appelés
de ce nom y dans un Paul Jove, dans un Bembe,
dans un Juste Lipse. Il est vrai y le zèle de l'ancien
latin nous a introduit ce mot, et tant d'autres
aussi ridicules y quand on les afiecte. Tout est
perdu y si en lisant Bembe y et les autres auteurs
de ce goût y on trouve un seul mot que Cicéron
ou Virgile n'aient point prononcé; et Juste Lipse,
(0 Syn, Tor. Syntag. Conf. Fidci, paru II, p. a4<>* o4^* "~ («). De cuUu latr. p. 5a3, 5a5.
a86 AVERTISSEMENT y CtC.
qui s'est moqué de cette fade affectation y n^a pu s*empécher d'y tomber. Qu'on s'en moque ; nous y consentons ; mais ceci devient une affaire de religioîi. N'importe que Bellarmin ^ plus régulier, ait blâmé ces expressions païennes. Daillé le trouve mauvais. Comme il vouloit se servir de ce mot , pour montt^er que nous donnons de la divinité aux saints, en les appelant Diyi ^ il s'emporte eontre'Bellarmin ; parce qu'il ne trouve pas dans ses écrits ce mot, dont il prétendoit tirer avantage y lui reprochant avec amertume que sa modestie est Jausse , ridicule et impertinente. Enfin
il fait tort aux saints y ^t lorsqu'il ne
.••... ( Le reste manque. )
SUR
COITTKE
L'HISTOIRE DES VARIATIONS
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LA SÀUfTBTÉ ET LA CONCORDE DU MARIAGE CHRÉTIEH