SUR LS^S LETX&ES DE .11. JU&IBU. 36S
entre les Romains et les Perses : contents de trouver un refuge assure dans FEn^ire romain ^ ils ne le remplissoient pas de -leurs cris .pour animer tous les peuples et les empereurs contre leur patrie; ils ne leur oiTroient point leur main coBtre elle p et on ne les vit point à la guerre contre leur prince.
Les Goths zélés chrétiens si cruellement persécutés par leur roi Âthabaric, se contentèrent aussi de se réfugier chez les Romains (0 ; mais ils ne songèrent pas à en faire des ennemis à leur roi. L'amour de la patrie et la soumission pour leur prince régna toujours dans leur cœur. La maxime demeuroit ferme ^ que la soumission doit être à toute épreuve : la tradition en étoit constante en tous lieux comme en tous temps, parmi les Barbares comme parmi les Romains : et tout le nom chrétien la conservoit. U n est pas icicques-* tion de chercher de mauvais exemples depuis que la vigueur de la discipline chrétienne s''<^t relâchée : TEglise ne. les a jamais approuvés y et la foi des premiers siècles est demeurée fermée Quand FEglise (ce qu à Dieu ne plaise) auroit dégénéré de ces anciennes maximes sur lesquelles la religion a été fondée , c'étoit à des chrétiens qui se disoient réformés à purger le christianisme de ces er* reurs ; ms^is au fond TEglise catholique ne s'est jamais démentie de l'ancienne tradition. SHl y a eu de mauvais exemples dans les derniers temps ^ s^il y en a eu de mêlés , l'Eglise n'a jamais auto-
(0 Paul, Oroi. Uh, TH. 3a. Aug, de Civ. Dû, l XTii, c. 5i, tom, yiif coL 533.