‹ Histoire des vicomtes et de la vicomté de LimogesChapitre 11 sur 130 · Archives de Pau : F. de la vtiomté de Limoges · texte numérisé non relu

Archives de Pau : F. de la vtiomté de Limoges

s'ils habitaient la ville, devaient, comm? les autres, contribuer aux tailles et aux subsides levés par le roi; tous les biens conBsqués revenaient à leurs anciens possesseurs, ainsi que les marchandises arrêtées sur les grands chemins.

Charles V, prenant sa part des cruelles nécessités des temps passés, voulut que toutes les dettes contraclées à Limoges par son père, n'étant alors que duc de Normandie, fussent intégralement payées. Pour mettre la ville à l'abri des abus de la puissance spirituelle, il autorisa son sénéchal à saisir dans certaines circonstances le temporel des évêques et des abbés, et en cas de résistance, s'engagea à fournir à la ville soixante hommes d'armes, si elle était menacée. H fut aussi interdit à tous gens de guerre, capitaines et autres, de saisir les vivres qu'on transporterait dans la ville Ce fut un jour de fête à Limoges, quand les consuls, réunis à la maison du consulat, donnèrent lecture à la foule de ces lettres patentes, par lesquelles ils étaient aussi mis en possession d'une place nommée la Mothe, où se trouvaient deux immenses bassins fournissant l'eau au Château 1 , ainsi que de plusieurs propriétés qui avaient appartenu aux vicomtes. Malgré la reconnaissance ou l'octroi de tous ces privilèges, Charles V, après avoir chassé les Anglais des principales positions occupées depuis la bataille de Maupertuis, ne voulut pas garder plus longtemps la vicomlé de Limoges; il la rendit, en 4398, à Jeanne-la-Boiteuse, qui était restée si longtemps étrangère

Page 1