Ibid. : E, n
sants, refusèrent de comparaître, et pour les contraindre à payer leurs redevances, il fallut en appeler au roi Déjà, en 1509, par mandat de la Marthonie, premier président au parlement de Bordeaux, seigneur de Puyguilhem, Jean de Camarque, seigneur de Beynac, Foucaud de Chas* saing, seigneur du Mas-Nadaud, et Geofïroi de Perusse, seigneur des Cars, avaient été contraints de rendre les devoirs de leurs terres. Si les représentants de la féodalité tenaient encore à leur fortune, ils n'en négligeaient pas moins l'exercice de leur autorité et ne savaient pas toujours maintenir l'ordre et la sécurité dans leurs juridictions. Le vicomte Alain d'Àlbret n'était pas plus vigilant. Par des lettres de chancellerie, François I er enjoignit au viguier de Saint-Yrieix de s'emparer d'une troupe de quinze à vingt hommes armés 2 , débris des dernières bandes, « qui avaient commis plusieurs grands excès, pris et ravi par force et violence, du lieu de Solignac, une belle fille nommée Catherine, qui était fiancée, et l'avaient emmenée contre son gré et volonté, de ses parents et amis, et l'avaient gardée plusieurs jours et nuits, et en avaient fait et disposé en leur volonté et plaisir, commettant, en ce faisant, rapt, violence publique et adultère 3 . » Plusieurs enquêtes furent ordonnées contre Poncet de Marquessat, capitaine d'Ans, pour avoir donné asile à des routiers dans le château d'Ans et avoir frappé Robert de Madrange, greffier de cette châtellenie 4 . Le roi chargea