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ville sous l'obéissance du roi, « à raison des émotions, du passage des troupes, qui fouloient le pauvre peuple, d'ailleurs assez affligé fant pour la suyte des guerres que chertés de tous vivres, mesme du bled *, parvenu à si haut pris qu'il n'y avoit moyen d'en faire modération. * Ordre fut aussi donné à toutes les compagnies de soldats de ne pas loger dans la ville, mais seulement dans les faubourgs et les environs *. Au meis d'août de la même année, arriva lè comte des Cars pour prendre connaissance de l'état du pays et porteur d'une lettre adreseée aux consuls, par laquelle le roi de Navarre les félicitait d'avoir su maintenir l'autorité du roi de France a .
Pendant ce temps-là, le désordre augmentait dans les provinces ; les protestants étaient déjà maîtres de plusieurs villes. Dans la crainte qu'ils ne s'emparassent aussi de Limoges, le comte de Ventadour y fut envoyé en qualité de lieutenant de Sa Majesté, pour le Haut et Bas-Limousin. Il arriva à Limoges (août) avec soixante argoulets 4 et arquebusiers à cheval, qui devaient lui servir toujours d'escorte; puis il ajouta à cette force armée soixante-dix autres arquebusiers à pied, cent à cheval, dont il donna le commandement à La Chapelle-Fouchier. Le seigneur de Châteauneuf et celui de la Brande commandaient aussi une compagnie dè cent, cinquante hommes, avec lesquels ils devaient parcourir le pays.
Le seigneur de Ventadour ne se contenta pas de faire des levées d'hommes à Limoges et dans les environs, il demanda aux consuls de lui livrer les clefs de la ville. Les consuls voyant en cela une violation de leurs privilèges, s'y
i. Le prix du blé était alors de 2 livres 7 sous 6 deniers, et en 1559, de 18 sons. {Pouillé du diocèse de Limoges.) t. 20 juillet 1502.