Le nombre des pauvres assistés fut d'environ
2. C'était la guerre dite des Amoureux, parce qu elle fut excitée principalement par les dames de la cour de Nérac.
sence du sieur de Biron l , le seigneur d'Àuthefort pour veiller aux intérêts du pays. C'était une nouvelle occasion de dépenses pour la ville, aussi les consuls firent-ils entendre de nouvelles plaintes, priant le roi de les dispenser des frais de séjour de son envoyé, dont la présence, disaientils, était beaucoup plus nécessaire dans le fias-Limousin.
Toutes ces doléances furent inutiles; le conseil d'État les rejeta, en considération des besoins qu'on avait des tailles « pour résister aux ennemis de la religion et du roi » . Quant à la mission qu'aurait à remplir le seigneur d'Authefort, il fut répondu qu'il ne serait à la charge de la ville que le moins possible; qu'il se retirerait « en tel lieu qu'il verrait à propos », mais qu'il était juste qu'il fût pourvu à ses besoins K Bientôt après les consuls reçurent de Henri III la lettre suivante : « Nous vous advisons qu'il nous a esté encore mandé de trois ou quatre divers endroietz, que les perturbateurs du repos public doibvent bien tost exécuter une enlreprinse sur nostre ville de Limoges, par le moyen de quelque intelligence qu'ilz ont en icelle, et que c'est l'occasion pour laquelle le roy de Navarre est venu à Bergérac avec toutes ses forces. An moyen de quoy nous vous ordonnons très-expressement de redoubler la garde de ladicte ville, rccebvoir en icelle le sieur d'Authefort, obéir à ce qu'il vous commandera de nostre part, comme à nousmême, et ne vous fier tant en vos forces, qu'il vous en advienne comme à ceux de Gahours, lesquelz, pour n'avoir volu reccpvoir en leur ville quelques gens de guerre pour les garder, sont tombés en la désolation que chacun sait. Nous vous admonestons et enjoignons aussy vous tenir et
1. Le maréchal de Biron avait quitté le Limousin pour prendre le com« mandement de nouvelles troupes envoyées en Guyenne. 11 s'empara de Montde-Marsan, et s'approcha de Nérac; il fut arrêté par une chute de cheval et par une fracture à la cuisse.