‹ Histoire des vierges: les peuples et les continents disparusChapitre 27 sur 63 · LES GENÈSES CHALDEBNNE, ASSYRIENNE, PARSIS ET ÉTRUSQUE · texte numérisé non relu

LES GENÈSES CHALDEBNNE, ASSYRIENNE, PARSIS ET ÉTRUSQUE

Les Genèses chaldéenne^ et assyrienne, à rimitation de rinde et par tradition directe de cette contrée^ font naître également l'universalité des êtres animés d'un germe que rÊtre suprême — El — laissa tomber dans les eaux de I'Eut phrate. De ce germe, enfermé dam un œuf, sortit Astarté, partie femelle de El, et Tunion des deux principes donna naissance à tout ce qui existe.

Les peuples anciens connurent parfaitement les sources antiques de leurs traditions. C'est en Asie que les sages de la Grèce allaient apprendre la science de la vie^ les écrivains de cette dernière contrée eu laissent souvent échapper l'aveu :

« Les anciens Asiatiques, dit Moïse de Chorène, qui écrivait cinq siècles après Jésus-Christ^ eurent une foule de livres historiques qui furent tous traduits en langue grecque^ lorsque les rtolémées établirent la bibliothèque d'Alexandrie et encouragèrent les littérateurs par' leurs libéralités^ de manière que la langue grecque devint le dépôt de toutes les sciences anciennes. »

Des croyances identiques se rencontrent chez les Perses qui les avaient, sans aucun doute, reçues également des pays

brahmaniques. Sans nous étendre plus longuement sur toutes ces légendes cosmiques, qui se modèlent sur les autres avec une désespérante uniformité, bornons-nous, ce qui est le plus important pour notre sujet, à bien fixer la source d*où découlent toutes ces traditions.

a Suivant Ammien Marcellin etÂgalhias, le roi Histos, ayant pénétré dans certains lieux retirés de Tlnde supérieure, arriva à des bocages solitaires dont le silence favorise les profondes pensées des brahmes. Là il apprit d'eux, autant qu'il lui fut possible, les rites purs des sacrifices, les causes du mouvement des astres et de Tunivers, dont ensuite il communiqua une partie aux mages. Ceux-ci se sont transmis ces secrets de père en fils avec la science d^ prédire Tavenir, et c'est depuis que, dans une longue suite de siècles jusqu'à ce jour, cette foule de mages composant une seule et même race a été consacrée au service des temples et au culte des dieux. »

Ainsi la Grèce et la Perse tournent avec le môme ensemble leurs regards vers Tlnde, et toutes deux reconnaissent cette antique contrée comme le berceau de leurs traditions religieuses et scientifiques.

Les Étrusques faisaient également incarner dans Tœuf rÊtre irrévélé, qui revêtait, pour créer, une forme sensible et composée des doubles attributs mâle et femelle ; de l'union des deux principes naissait le grand Demi-ourgps, à qui était confié le soin de créer l'univers. Au rapport de Suidas, article Tyrrhenia^ sur les antiquités étrusques, il employa six mille ans à cette création :

(c Au premier mille il fit le ciel et la terre, c Au deuxième mille il fit le firmament.

« Au troisième mille il fit la mer et les eaux qui coulent dans « la terre.

« Au quatrième il fit les deux grands flambeaux de la na- « ture.

« Au cinquième il fit Tâme des oiseaux, des reptiles, des c quadrupèdes, des animaux qui vivent dans Pair, sur la terre c et dans les eaux.

« Au sixième mille il fit l'homme

il est inutile d'insister sur la communauté d'origine de pareilles légendes.

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