‹ Histoire des vierges: les peuples et les continents disparusChapitre 56 sur 63 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

LUONNOTAR.

LA yiBRQE DBS PEUPLES FINNOIS.

Le nom de la vierge Gnnoise Luonnotar signifie force créatrice.

C'est la personnification de l'air, de la terre et des ëaut, de la matière et de la vie.

Fille d'Ukko, le dieu suprême irrévélé^ et mère dé Wâlnamolnen, le dieu créateur, elle est la seconde personne de la tribité finlandaise :

Ukko,

Luonnotar,

Walnamoînen.

A peine est-elle née du germe primitif, qu'elle vient flotter sur les eaux, ainsi que toutes les vierges créatrices de l'Inde, de l'Egypte, de la Judée, de la Syrie, de la Grèce et de Rome.

« La vierge de l'air, dit M. Léouzon-Leduc, qui nous a révélé l'admirable épopée finnoise du Kalévala^ descend des hauteurs éthérées au milieu de la mer ; la tempête la berce sur les flots, le souffle du vent féconde son sein; durant sept siècles, elle porte son lourd fardeau, exhalant ses plaintes et

ses gémissements, et invoquant le secours d'Ukko, le dieu suprême.

« Un aigle ^ qui plane dans les nues apergoit à la surface de l'eau le genou découvert de la vierge de Tair, il le prend pour un tertre de gazon, et y bâtit son nid dans lequel il dépose sept ^ œufs et se met à les couver.

« La vierge de Tair secoue tout à coup son genou, les œufs roulent dans Tablme, se'brisent, et de leurs débris se forment le ciel, la terre, le soleil^ les étoiles et les nuages.

< La vierge de l'air poursuit ses créations et donne naissance à Walnamoïnen, le Runola éternel. »

Voilà bien la vierge mère de la nature, et Tœuf primitif des Indous...

 chaque pas, de l'orient au couchant, du sud au nord, nous retrouvons la même tradition.

Dans rinde, Nari, de son sein fécondé, laisse échapper le germe de tous les êtres, mais c'est Viradj, son ûls, qui donne la forme, qui couvre les terres de plantes et d'animaux.

En Finlande, même tradition, Luonnotar crée et féconde, Waïnamoïnen répand le germe divin sur la nature entière.

Écoutez le chant du vieux barde :

« Walnamoïnen dirigea ses pas à travers l'île située au milieu de la mer, à travers la terre dépouillée d'arbres.

« Il vécut de longues années sur cette île sans nom, ^ur cette terre stérile.

i . L'aigle joue ici le r6le da pigeon chez le3 Syriens. 3. Le nombre fatidique dans tonte l'Asie.

« Et il pensa dans son esprit, il médita dans son cerveau : Qui viendra maintenant ensemencer le champ, qui le remplira de germe fécond?

a PellervoinenS le dis des champs, Sampsa^, le jeune garçon, voilà celui qui ensemencera le champ^ qui le remplira de germes féconds.

a Et soudain il se mit a l'œuvre; il versa la graine sur les plaines et sur les marais, sur les talus de la terre molle et sur les espaces rocailleux.

ff II sema les pins sur les collines, les sapins sur les hauteurs, les bruyères sur les grèves; il planta les vallées de jeunes arbrisseaux.

« Puis il remplit les lieux humides de bouleaux^ les lieux sablonneux d'aunes, les endroits frais de putiers, les terres arrosées de saules, les terres sacrées de sorbiers, les terres mouvantes d'osiers, les champs arides de genévriers, le bord des rivières de chênes.

• Et les germes poussèrent; on vit les branches se déployer avec leurs cimes fleuries, les pins avec leurs couronnes touffues, les bouleaux et les aunes avec leur verdure; on vit les

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