LA YIEROE CRÉATRICE DES ROMAINS
et de la plupart des peuplades de l'Italie ancienne.
Vénus, c'est Nari I c'est Mouth I c'est la légende des genèses primitives transportées eu Grèce I
Vesta, mère de la terre. Tel était son titre à Rome.
Elle était adorée sous la forme du feu.
La terre et le feu, la matière et la vie ^9 ce double symbole indique^ par lui-même, le rôle dévolu à cette déesse chez les anciens Latins.
C'était la mère des dieux et des hommes, la principale divinité de la Rome ancienne.
La légende qui rattache les Latins à l'Asie Mineure fait également venir le culte de Vesta de l'Orient. Gomme dans les pagodes de llnde, des prêtresses du nom de vestales étaient chargées d'entretenir le feu sacré dans les sanctuaires du temple dédié à la déesse et de présider aux mystérieuses cérémonies qu'on accomplissait en son honneur.
Elles devaient être consacrées vierges, garder leur chasteté
t. Le feu fat le symbole de la vie dans toutes tes mylhologies anciennes.
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peadant toate leur existence, et la mort punissait toute infraction à ce vœu solennel ^.
Le choix, qui les prenait dans les plus grandes familles de Rome, indique l'importance du culte auquel elles étaient vouées.
Elles recevaient les mêmes honneurs que les dévadassi dans rinde. Ainsi que ces dernières, elles étaient accompagnées d'une garde, étaient libérées de la puissance paternelle et de la tutelle^ occupaient les premières places dans les spectacles, aux cérémonies et aux jeux, n'étaient pas soumises à la formalité du serment devant les tribunaux, et graciaient les condamnés qu'elles venaient à rencontrer.
 rencontre de la Grèce, qui avait noyé la tradition primitive dans une foule de légendes défigurées par la poésie, l'Italie avait conservé pure la conception initiale de la mère universelle, de l'immortelle créatrice, quelle tenait de ses ancêtres de l'Orient.
Le culte élevé et chaste de Vesta, symbole de la création, fut, de toutes les croyances anciennes, celle qui lutta le plus longtemps contre le christianisme. On sait que le collège des vestales ne fut aboli que sur la fin du iv*" siècle de notre ère par Théodose, à la sollicitation de saint Àmbroise.
Primitivement Vesta n'avait pas de statue, elle n'était représentée que par le feu que les prêtresses entretenaient sur ses autels.
C'était bien ce souffle divin, cet esprit universel qui animait tous les êtres, tel qu'il était primitivement adoré sur les rives de TEuphrate, dans la Perse et sur les bords du Gange^ et qui est resté, dans les temples br&ihmauiques, comme l'image la plus parfaite de l'éternelle fécondité.
1. Plus tard elles furent televées de leurs tœux aprM trebte ans de service.
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